Stefano Pioli à la tête de l’Algérie ? Alors que la Fédération algérienne de football continue de préparer la succession de Vladimir Petkovic, le nom de l’ancien entraîneur de l’AC Milan s’ajoute à la liste des techniciens susceptibles de prendre les commandes des Fennecs.
Une piste prestigieuse, mais qui ne semble pas encore prioritaire aux yeux de la FAF.
Selon une information révélée par le journaliste algérien Khaled Mazouzi pour AL24News, relayée par DZfoot, Stefano Pioli fait désormais partie des profils étudiés pour le poste de sélectionneur de l’Algérie. L’Italien rejoint ainsi plusieurs entraîneurs déjà cités dans ce dossier, parmi lesquels Rafael Benítez, Tom Saintfiet et Félix Sánchez Bas.
Le profil de Pioli possède de sérieux arguments. Âgé de 60 ans, le technicien italien s’est construit une solide réputation après plusieurs expériences en Serie A. Il a notamment entraîné Bologne, la Lazio, l’Inter Milan et la Fiorentina, avant de connaître la période la plus importante de sa carrière avec l’AC Milan.
C’est sur le banc des Rossoneri que Pioli a véritablement changé de dimension. Arrivé en 2019, il a progressivement installé Milan parmi les meilleures équipes d’Italie et a surtout remporté le Scudetto lors de la saison 2021-2022. Un titre majeur pour le club lombard, qui attendait depuis onze ans avant de retrouver le sommet du championnat italien.
Son passage à Milan constitue également une référence sur la scène européenne. Pioli a notamment conduit les Rossoneri jusqu’en demi-finales de la Ligue des champions en 2023, avec un parcours qui avait permis au club de retrouver les derniers carrés de la compétition après plusieurs années d’absence.
Après son départ de l’AC Milan en 2024, l’entraîneur italien a rejoint Al-Nassr en Arabie saoudite. Il y a notamment travaillé avec Cristiano Ronaldo, découvrant un environnement différent et un championnat où les attentes sont particulièrement élevées. Cette expérience a ajouté une nouvelle dimension internationale à son parcours.
Malgré ces références, la candidature de Pioli présente également une particularité importante : il n’a encore jamais dirigé une sélection nationale. Toute sa carrière d’entraîneur principal s’est déroulée en club. Prendre les commandes de l’Algérie représenterait donc une première expérience dans le football international.
Le changement de contexte serait considérable. À la tête d’une sélection, le technicien dispose de beaucoup moins de temps pour travailler avec son groupe et doit rapidement mettre en place une organisation, des principes de jeu et une dynamique collective. Pioli devrait donc s’adapter à un fonctionnement très différent de celui qu’il a connu en club.
Autre élément à prendre en compte : la FAF aurait une préférence pour un entraîneur espagnol. Plusieurs techniciens espagnols auraient déjà été étudiés dans le cadre de la succession de Vladimir Petkovic. Pioli ne correspond donc pas nécessairement au profil initialement privilégié par les dirigeants algériens.
Son expérience du très haut niveau pourrait néanmoins lui permettre de jouer sa carte. Son passage à l’AC Milan démontre sa capacité à gérer un vestiaire composé de joueurs de qualité, à évoluer sous pression et à construire une équipe compétitive sur la durée.
Pioli possède également un avantage particulier avec Ismaël Bennacer. Le technicien italien connaît parfaitement le milieu de terrain algérien pour l’avoir entraîné à Milan. Cette relation pourrait faciliter son adaptation à la sélection et lui offrir un joueur connaissant déjà ses méthodes et ses exigences.
Mais la présence de Pioli dans la liste ne signifie pas qu’un accord est proche. La FAF étudie plusieurs candidatures et semble vouloir prendre le temps de choisir le technicien capable de relancer les Fennecs après le départ de Vladimir Petkovic.
Le palmarès de l’Italien reste toutefois un argument important. Son Scudetto remporté avec l’AC Milan en 2022, sa demi-finale de Ligue des champions en 2023 et ses nombreuses années d’expérience dans le championnat italien constituent des références particulièrement solides.
Son parcours comporte également quelques passages plus compliqués. Son expérience à Al-Nassr n’a pas débouché sur un titre majeur et son retour à la Fiorentina en 2025 a été marqué par un début de saison difficile. Ces éléments pourraient également être pris en compte par la Fédération algérienne dans son évaluation.
Pour l’heure, Stefano Pioli apparaît donc comme une piste crédible, mais pas comme le favori annoncé pour le banc des Fennecs. La préférence de la FAF pour un technicien espagnol pourrait notamment jouer en sa défaveur.
La succession de Vladimir Petkovic reste ainsi totalement ouverte. Si les dirigeants algériens privilégient finalement l’expérience du très haut niveau, la capacité à gérer des joueurs de premier plan et un palmarès solide, Stefano Pioli pourrait rapidement devenir un candidat sérieux pour prendre la tête de l’Algérie.