À la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, l’affaire Omar Abdulkadir Artan continue de faire couler beaucoup d’encre. L’arbitre international somalien, désigné pour officier lors du tournoi, n’a finalement pas pu entrer sur le territoire américain malgré la possession d’un passeport diplomatique et d’un visa valide.
Interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse à Mexico, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a défendu la position de l’instance mondiale face aux critiques suscitées par cette situation. Sans entrer dans les détails du dossier, le dirigeant a rappelé que la FIFA ne contrôle ni les politiques migratoires ni les décisions souveraines des États hôtes.
Selon Infantino, l’organisation travaille activement avec les autorités concernées afin de résoudre les difficultés administratives rencontrées par certains participants au tournoi. Il a notamment évoqué plusieurs cas complexes liés aux visas et aux déplacements, citant l’exemple de certaines délégations confrontées à des contraintes géopolitiques.
Le refus d’entrée d’Omar Artan aux États-Unis a provoqué une vive réaction en Somalie, où l’arbitre a été accueilli en héros à son retour à Mogadiscio. Cette affaire est devenue l’un des sujets les plus commentés à l’approche du Mondial, mettant en lumière les défis logistiques et administratifs liés à l’organisation d’une compétition répartie entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.
«Nous vivons dans un monde où les questions de sécurité sont essentielles. Il faut respecter les décisions qui sont prises », a déclaré le dirigeant de la FIFA, en réponse aux critiques visant l’organisation du tournoi.
Malgré la controverse, la FIFA assure poursuivre ses efforts afin de garantir la participation de tous les acteurs du football appelés à prendre part à la plus grande compétition mondiale.
« Nous essayons toujours de rendre la situation aussi positive que possible et de trouver des solutions. Parfois nous y parvenons, parfois non », a-t-il expliqué.
« Il y a des problèmes. C’est normal pour un événement d’une telle ampleur. Certains viennent des États-Unis, d’autres du Canada ou du Mexique. Nous faisons tout notre possible pour les résoudre », a-t-il affirmé.