L’Uruguay traverse une phase délicate dans cette Coupe du Monde 2026. Tenue en échec par l’Arabie saoudite (1-1) lors de son entrée en lice, la Celeste a ensuite été surprise par le Cap-Vert, l’un des outsiders du tournoi. Un nouveau faux pas qui place les hommes de Marcelo Bielsa dans une situation très inconfortable avant le choc décisif contre l’Espagne.
Avec seulement deux points après deux journées, les Sud-Américains occupent la deuxième place du groupe H, mais voient la menace d’une élimination prématurée se rapprocher.
Une prestation loin des attentes
Face au Cap-Vert, l’Uruguay a affiché de nombreuses lacunes malgré un effectif pourtant riche en talents. Emmenée par des joueurs comme Federico Valverde, Rodrigo Bentancur, Manuel Ugarte ou Maxi Araujo, la sélection uruguayenne était attendue à un tout autre niveau.
Malgré plusieurs occasions franches, la Celeste n’a jamais réussi à imposer sa supériorité et a payé cher ses erreurs défensives.
À l’issue de la rencontre, Marcelo Bielsa a assumé ses responsabilités.
« Les erreurs, c’est ma responsabilité », a déclaré le sélectionneur argentin.
Les médias uruguayens très critiques
Au lendemain de ce nouveau revers, la presse uruguayenne n’a pas caché sa déception. Si Marcelo Bielsa est relativement épargné, les joueurs sont largement pointés du doigt.
Le quotidien El País estime que « l’équipe de Marcelo Bielsa a encore rendu une copie irrégulière qui hypothèque sérieusement ses options de qualification ». Le journal évoque notamment plusieurs « erreurs grossières », en particulier sur le deuxième but capverdien.
Dans ses évaluations, seuls Rodrigo Bentancur et Maxi Araujo ont obtenu des notes positives.
« Une succursale de l’enfer »
Plus sévère encore, El Observador a livré une analyse particulièrement virulente de la prestation uruguayenne.
Le média décrit une équipe où « règne l’anarchie, sans idées et désordonnée », allant jusqu’à qualifier la rencontre de « succursale de l’enfer » et d’« effondrement d’une fausse illusion ».
De son côté, LaRed21 rappelle que l’Uruguay possède largement les moyens de battre une équipe comme le Cap-Vert et avertit que le temps presse pour trouver des solutions.
Une finale avant l’heure contre l’Espagne
Désormais, l’Uruguay n’a plus le droit à l’erreur. Le dernier match de groupe face à l’Espagne s’annonce comme une véritable finale pour la Celeste.
Une nouvelle contre-performance pourrait provoquer une élimination dès la phase de groupes, un scénario difficilement imaginable pour une nation habituée aux grandes compétitions internationales.
Vendredi à Guadalajara, Federico Valverde et ses coéquipiers joueront donc bien plus qu’un simple match de poule : ils joueront leur survie dans ce Mondial 2026.