Peu l’avaient vu venir. À bientôt 34 ans, Youcef Belaïli pourrait s’offrir un ultime défi aussi ambitieux qu’inattendu : un retour en Europe, et plus précisément dans l’un des championnats du Big Five.
L’ailier algérien, encore sous contrat avec l’Espérance de Tunis jusqu’à la fin de la saison, serait en négociations avancées avec un club espagnol.
Éloigné des terrains depuis début novembre en raison d’une rupture des ligaments croisés, Belaïli n’avait pas pu prendre part à la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Fidèle à ses choix souvent à contre-courant, le natif d’Oran a décidé de ne pas recourir à une intervention chirurgicale. Il a privilégié une rééducation spécifique au centre Aspetar, au Qatar, avant de reprendre son programme en Tunisie. Un pari médical risqué, mais qui pourrait lui permettre de retrouver la compétition avant la fin de saison avec l’ES Tunis.
Bonne nouvelle pour l’international algérien : Belaïli a récemment repris les entraînements individuels avec son club et pourrait être opérationnel dès le mois d’avril. Une perspective qui relance naturellement le débat autour d’un éventuel retour en sélection, à l’approche des échéances qualificatives pour la Coupe du monde 2026.
L’Espagne comme destination privilégiée
Selon DZFoot, une piste sérieuse mènerait vers l’Espagne, dans le sud du pays. Si le nom du club n’a pas encore été révélé, plusieurs éléments renforcent la crédibilité de cette hypothèse. La famille Belaïli serait en effet à la recherche d’un bien immobilier sur la Costa Blanca, tandis qu’un club est également exploré pour Farès Belaïli, le frère cadet de Youcef, actuellement à l’AS Soliman. Des démarches rarement anodines à ce stade de la saison.
Si ce projet venait à se concrétiser, Belaïli découvrirait la Liga pour la première fois de sa carrière. Un paradoxe pour un joueur dont le talent n’a jamais été remis en question, mais dont le parcours a souvent été freiné par une instabilité chronique. En douze changements de club, l’international algérien n’a jamais réussi à s’inscrire durablement dans la continuité, ne dépassant jamais deux saisons complètes au sein d’une même équipe.
À l’aube de la fin de sa carrière, ce possible retour en Europe ressemble autant à une opportunité de renaissance qu’à un pari à haut risque. Après une grave blessure et à un âge charnière, Youcef Belaïli joue peut-être l’une de ses dernières grandes cartes. Reste à savoir si, cette fois, l’expérience et le talent sauront prendre le pas sur les turbulences qui ont longtemps jalonné son parcours.