Kodjovi Obilalé, ancien gardien de but international togolais, est surtout connu pour avoir survécu à l’attaque tragique du bus de l’équipe nationale du Togo en janvier 2010, à Cabinda, en Angola. Cet événement a profondément marqué sa vie et sa carrière.
début de sa carrière
Kodjovi Obilalé a commencé sa carrière de footballeur professionnel comme gardien de but au Togo, son pays natal, avant de rejoindre des clubs en France.
Kodjovi Obilalé est né le 8 octobre 1984 à Lomé, au Togo. Il a été formé au centre de football Planète Foot, une académie fondée par l’ancien international togolais Abalo Dosseh. Ce centre a servi de tremplin pour plusieurs jeunes talents togolais.
Très jeune, il part pour la France afin de poursuivre sa carrière professionnelle. Il intègre le centre de formation de Chamois Niortais, un club évoluant alors en Ligue 2.
N’ayant pas percé immédiatement au haut niveau, il joue ensuite dans des clubs amateurs comme :
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FC Lorient B (équipe réserve du FC Lorient)
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ES Pontivy, en CFA (l’équivalent de la 4e division française), où il devient titulaire
Grâce à ses bonnes prestations en club, Obilalé est appelé en équipe nationale du Togo. Il devient international togolais et participe aux éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du monde.
Son ascension a été stoppée brutalement en 2010 lors de l’attaque du bus togolais à Cabinda, mais ses débuts prometteurs laissaient entrevoir une carrière stable en club et en sélection.
Kodjovi Obilalé, le destin foudroyé
Kodjovi Dodji Obilalé est l’incarnation d’un destin brisé en plein envol, mais aussi d’un exemple bouleversant de résilience.
Un gardien prometteur
Né le 8 octobre 1984 à Lomé (Togo), Kodjovi Obilalé débute sa carrière de gardien de but dans son pays natal, au sein de l’académie Planète Foot. Très vite repéré pour ses qualités athlétiques et sa lecture du jeu, il s’envole vers la France pour poursuivre sa formation, notamment chez les Chamois Niortais, puis dans des clubs amateurs comme Lorient B et ES Pontivy en CFA.
Ses bonnes performances en club lui ouvrent les portes de l’équipe nationale du Togo, avec laquelle il devient international. En 2006, il fait partie de la sélection élargie pour la Coupe du monde en Allemagne.
L’attentat de Cabinda : la tragédie
Le 8 janvier 2010, alors que la sélection togolaise se rend en Angola pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations, leur bus est mitraillé dans l’enclave de Cabinda par des rebelles du Front de libération de l’enclave du Cabinda (FLEC).
Kodjovi Obilalé est grièvement blessé par balles à la colonne vertébrale. Il est évacué en urgence vers l’Afrique du Sud, où il subit plusieurs interventions chirurgicales. Ses blessures mettent un terme définitif à sa carrière de footballeur à seulement 25 ans.
« Un destin foudroyé » : son témoignage
En 2015, il publie son autobiographie intitulée Un destin foudroyé, où il revient avec force et lucidité sur le drame de Cabinda, la douleur, l’abandon, mais aussi sur son parcours de reconstruction. Il y décrit l’indifférence des institutions du football, le manque de soutien financier, et le sentiment d’avoir été oublié par le système.
Malgré les séquelles, il refuse de céder à l’amertume.
Reconstruire une vie
Après des mois de rééducation, Kodjovi Obilalé décide de se reconstruire. Il obtient un diplôme d’éducateur spécialisé et s’investit dans la réinsertion des jeunes en difficulté à Lorient, en France, notamment par le biais de l’association « Remise en Jeu ». Il utilise son expérience pour inspirer et aider les autres.
Il rend aussi hommage à ceux qui ne l’ont pas abandonné, comme Samuel Eto’o, qui lui a apporté une aide financière personnelle sans publicité.
Un message d’espoir
Le destin de Kodjovi Obilalé, brisé brutalement par la violence, s’est transformé en un message de courage, d’engagement et d’humanité. S’il ne foule plus les terrains de football, il est aujourd’hui une voix forte pour la reconnaissance des joueurs blessés et pour les causes sociales.