La Fédération congolaise de football (Fécofoot) est au cœur d’un immense scandale financier. Dans le viseur de la FIFA : un détournement présumé de 500 000 euros destinés au développement du football féminin.
Où est passé l’argent ?
Cette somme, allouée en 2020 dans le cadre du fonds d’aide COVID, devait relancer les compétitions féminines, soutenir les clubs, payer les arbitres, financer les soins médicaux et des campagnes de sensibilisation. Résultat ? Rien ou presque sur le terrain. Pas de championnat, pas de suivi médical, pas de sensibilisation. Et des clubs n’ont vu qu’un maigre pourboire : moins de 1 500 euros chacun.
Des fausses factures, des sociétés-écrans…
L’enquête révèle l’existence de fausses factures, de montages opaques et de sociétés-écrans. La FIFA a saisi sa commission d’éthique, et plusieurs cadres de la Fécofoot sont déjà dans la tourmente : William Bouaka (président de la commission ad hoc), Oumar Djim, Fred Mandounou et Wilfried Monka ont été suspendus jusqu’au 2 août.
Silence coupable sur le harcèlement
Pire encore : la subvention prévoyait aussi des campagnes contre le harcèlement sexuel. Là encore, aucune action, malgré des cas signalés. La Fécofoot aurait choisi le mutisme.
La FIFA hausse le ton
L’instance mondiale ne compte pas laisser passer ce camouflet. Elle pourrait prononcer des sanctions lourdes, allant de la suspension de responsables à la mise sous tutelle financière de la Fédération.