Auteur du but décisif face à l’Égypte (1-0) mercredi en demi-finale, Sadio Mané a une nouvelle fois porté le Sénégal vers les sommets.
À 33 ans, l’attaquant d’Al-Nassr a surgi au moment clé, décochant une frappe puissante du pied droit à la 78e minute pour faire plier les Pharaons de Mohamed Salah et offrir aux Lions de la Teranga une nouvelle finale de Coupe d’Afrique des Nations.
Dans un match âpre et tactique, le capitaine sénégalais a fait parler son expérience. « C’était un match compliqué. On connaît la qualité de l’Égypte, surtout en contre. Il fallait jouer avec expérience, rester équilibrés », a-t-il expliqué au micro de beIN Sports, saluant au passage la solidité défensive de Kalidou Koulibaly et Pape Gueye.
Mais au-delà de la performance, ce sont surtout ses mots qui ont marqué les esprits.
« Ma dernière finale à la CAN »
« Une finale, ça se gagne. Je vais être très heureux de jouer ma dernière finale à la CAN et je vais essayer de faire gagner mon pays », a confié Mané, laissant planer l’idée d’un possible adieu continental. Un écho fort pour les supporters sénégalais, tant le souvenir de la CAN 2022 reste vif, lorsque le numéro 10 avait inscrit le tir au but victorieux… déjà face à l’Égypte.
Dimanche, contre le Maroc, le Sénégal tentera de décrocher un deuxième sacre continental, avec son capitaine en figure de proue.
Pape Thiaw à Mané : “Le Sénégal a encore besoin de toi”
En conférence de presse, le sélectionneur Pape Thiaw a toutefois tempéré cette annonce, laissant entendre que l’histoire pourrait ne pas s’arrêter là.
« J’espère que ce ne sera pas la dernière finale de Sadio Mané. Le Sénégal a besoin de lui. Ce qu’il a montré face à l’Égypte prouve encore son importance. Un joueur comme lui, on n’en trouve pas tous les jours », a insisté le technicien.
Thiaw évoque déjà les prochaines échéances majeures : la Coupe du monde 2026, et peut-être même la CAN 2027, comme autant de raisons de prolonger l’aventure.
Une CAN de patron, malgré le poids de l’âge
Moins explosif qu’à ses plus belles années, Mané n’en demeure pas moins redoutablement efficace. Son jeu a évolué, à l’image de Mohamed Salah : moins de sprints à répétition, davantage de lecture du jeu, de sens du placement et de timing parfait dans les moments décisifs. Son influence dépasse désormais les statistiques.
Derrière lui, la relève s’organise avec des talents prometteurs comme Ibrahim Mbaye ou Assane Diao, forfait pour cette CAN. Mais l’empreinte de Mané reste unique.