Les récentes déclarations du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, ont déclenché une réaction officielle du milieu juridique marocain, quelques mois après la CAN 2025.
En accusant le Maroc de contrôler la CAF (Confédération africaine de football), Fall a ravivé les tensions entre les deux nations autour du football continental.
Accusé de calomnie par le Club des Avocats au Maroc
Le président sénégalais, âgé de 52 ans, est désormais visé par une action en justice. Dans un communiqué, le Club des Avocats au Maroc a dénoncé ses propos comme étant « infamants » et « diffamatoires » :
« En accusant de manière péremptoire le Royaume du Maroc de manipuler la CAF et d’exercer une influence occulte sur le football africain, M. Fall a franchi le seuil de la critique sportive pour s’aventurer sur le terrain de la calomnie institutionnelle. »
Le communiqué souligne également que ces accusations portent atteinte à l’équité et à l’intégrité de la CAF.
Saisine de la CAF et de la FIFA
Les avocats marocains affirment que le président sénégalais a violé plusieurs dispositions éthiques et disciplinaires : articles 14, 15 et 16 du Code d’Éthique de la FIFA et article 82 du Code Disciplinaire de la CAF, qui protègent la neutralité, la loyauté et l’intégrité.
Le collectif annonce ainsi avoir saisi la CAF et la FIFA, invoquant l’article 60 du Code d’Éthique de la FIFA et l’article 43 du Code Disciplinaire de la CAF.
« La dignité du football marocain ne saurait être impunément bafouée par des sorties médiatiques irresponsables qui nuisent à la fraternité africaine », conclut le communiqué.