Alors que le média L’Équipe évoquait mercredi de supposées malversations dans le contrat de partenariat liant l’AS Monaco à la République démocratique du Congo, le Ministère des Sports congolais a réagi ce jeudi par voie de communiqué officiel.
Des vérifications évoquées par la presse française
Selon les éléments relayés par le quotidien sportif, la convention signée entre l’ASM et le Ministère des Sports congolais ferait l’objet de vérifications portant sur la traçabilité des fonds par le Parquet national financier (PNF).
Les soupçons mentionnés incluraient des infractions potentielles telles que corruption, blanchiment d’argent ou détournement de fonds publics. Toujours d’après ces informations, les autorités judiciaires françaises auraient sollicité la transmission rapide du dossier aux instances compétentes de la Principauté de Monaco.
Ces révélations ont rapidement suscité des réactions en France comme en RDC. Le partenariat, signé en juin 2025 pour un montant total de 4,8 millions d’euros répartis sur trois ans, avait été présenté à Kinshasa comme une opération d’image majeure pour promouvoir le pays sur la scène internationale.
Le Ministère des Sports congolais rejette les accusations
Face à l’ampleur prise par l’affaire, le ministère des Sports et Loisirs congolais a fermement démenti les accusations relayées.
Dans son communiqué, l’institution rejette « catégoriquement » les affirmations faisant état d’une transmission de plainte aux autorités monégasques. Elle conteste également « avec la plus grande fermeté » toute allégation de détournement de fonds, de blanchiment ou de corruption.
Un partenariat présenté comme conforme aux règles
Les autorités congolaises insistent sur le cadre administratif et financier de l’accord. Selon le communiqué, le partenariat avec l’AS Monaco aurait été « validé par les instances gouvernementales compétentes » et mis en œuvre « dans le strict respect des règles financières, contractuelles et budgétaires en vigueur ».
Cette prise de position vise à rassurer l’opinion publique sur la régularité du processus ayant conduit à la signature du contrat, présenté comme un investissement stratégique en matière de visibilité internationale et de diplomatie sportive.
À ce stade, aucune conclusion officielle n’a été rendue par les autorités judiciaires concernées. L’affaire demeure au stade des vérifications et des échanges institutionnels. Reste à savoir si ces investigations déboucheront sur des suites concrètes ou si le partenariat poursuivra son cours normal.
Ce dossier illustre en tout cas la sensibilité croissante entourant les accords de sponsoring étatiques dans le football européen, où enjeux d’image, finances publiques et exigences de gouvernance se retrouvent désormais sous un contrôle accru.