Nibombé Waké, ancien gardien emblématique de l’équipe nationale togolaise, a connu une carrière marquée par des exploits sportifs et une tragédie personnelle.
Une carrière brillante
Né le 19 février 1974, Waké Nibombé a été le gardien de but titulaire des Éperviers du Togo entre 1990 et 2000, totalisant 27 sélections. Il a notamment participé aux Coupes d’Afrique des Nations en 1998 et 2000. En club, il a évolué pendant plus d’une décennie au sein de Goldfields Obuasi au Ghana, remportant le championnat national .
Le drame de Cabinda
Le 8 janvier 2010, alors qu’il était entraîneur des gardiens de l’équipe nationale, Waké a été grièvement blessé lors de l’attaque armée contre le bus des Éperviers à Cabinda, en Angola, en marge de la Coupe d’Afrique des Nations. Il a reçu une balle dans le pied droit, une blessure qui a profondément affecté sa santé et sa vie quotidienne .
Une vie marquée par l’oubli
Depuis cet événement tragique, Waké Nibombé vit dans des conditions précaires. Il a exprimé à plusieurs reprises son sentiment d’abandon par les autorités togolaises, déplorant l’absence de soutien pour ses soins médicaux et sa réinsertion professionnelle . Malgré des appels à l’aide, notamment en direction de personnalités influentes comme l’homme d’affaires ghanéen Sir Sam Jonah, sa situation reste préoccupante .
Une légende vivante
Bien que vivant dans l’ombre de ses exploits passés, Waké Nibombé demeure une figure respectée du football togolais. Son frère, Daré Nibombé, également footballeur international, est aujourd’hui sélectionneur de l’équipe nationale du Togo .
La situation de Waké Nibombé souligne la nécessité de soutenir nos héros sportifs, non seulement pendant leur carrière, mais aussi après, afin qu’ils ne soient pas oubliés une fois les projecteurs éteints.
Le cri de coeur
Le cri de cœur de Nibombé Waké est un poignant appel à l’aide, teinté de douleur, de dignité et d’un profond sentiment d’abandon. Voici un aperçu fidèle de ses paroles et de son message :
« J’ai tout donné pour mon pays. J’ai servi avec fierté, j’ai pris une balle en défendant les couleurs nationales. Aujourd’hui, je vis dans l’oubli. Je souffre. Je suis diminué physiquement, je ne peux plus travailler normalement. J’attends toujours un geste, un regard, une reconnaissance. Mais le silence est lourd. »
« Ce n’est pas l’argent que je demande, c’est la dignité. Un suivi médical, un appui pour pouvoir vivre comme un homme. Je ne demande pas à être riche, je demande à ne pas mourir dans la misère et l’indifférence. »