Alors que la saison du Paris Saint-Germain s’est achevée sur une note contrastée, le président Nasser Al-Khelaïfi s’est récemment exprimé sur son avenir à la tête du club. Des propos qui, bien que mesurés, laissent transparaître une forme de lassitude et de tension.
Selon les révélations d’Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, Al-Khelaïfi aurait confié en privé, après une lourde défaite contre Manchester City, qu’il « ne savait pas s’il continuerait à travailler dans le football », invoquant le poids du stress accumulé ces derniers mois. Une confidence rare, inhabituelle chez l’un des dirigeants les plus influents du sport européen.
Ce doute survient dans un contexte particulièrement chargé. Mis en examen en février dans une affaire liée à sa participation présumée à un vote au sein de Lagardère en 2018, Al-Khelaïfi doit également faire face à une pression croissante de Doha. Le Qatar, principal bailleur de fonds du PSG et du groupe beIN, menacerait de réduire ses investissements en réponse aux attaques répétées contre son représentant.
Malgré ce climat pesant, le président parisien affiche en public un visage serein et combatif. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre la transformation du club, saluant le travail de Luis Enrique et la progression des jeunes talents issus du centre de formation. « Nous construisons le futur. Les plus beaux jours du PSG sont encore à venir », a-t-il déclaré en marge de l’annonce de l’ouverture du capital du club à de nouveaux investisseurs.
Le discours officiel se veut donc résolument optimiste, mais les signaux envoyés en coulisses esquissent une réalité plus nuancée. Si le dirigeant qatari ne parle pas (encore) de départ, l’ombre du doute plane pour la première fois depuis son arrivée en 2011.

Al-Khelaïfi est-il à un tournant ?
Le PSG entre dans une nouvelle ère, plus sobre, plus stratégique, moins centrée sur les superstars. Mais pour que cette mue réussisse, la question est désormais de savoir si son architecte historique sera encore là pour l’achever. Le dirigeant est face à un dilemme : continuer à porter le projet coûte que coûte, ou passer le relais, à l’heure où les vents contraires se multiplient.