Le Mondial des clubs 2025 a été le théâtre d’un nouvel épisode regrettable. Dimanche lors du match entre le Real Madrid et Pachuca, le défenseur madrilène Antonio Rüdiger a affirmé avoir été victime d’insultes à caractère raciste proférées par un joueur adverse. Un incident qui a conduit l’arbitre brésilien Ramón Abatti Abel à activer le protocole anti-discrimination mis en place par la FIFA.
Tout est parti d’un échange houleux entre Rüdiger et le capitaine de Pachuca, Gustavo Cabral. Selon l’international allemand, le défenseur argentin lui aurait lancé une insulte raciste en espagnol : « negro de mierda ». Un propos que nie fermement Cabral, qui affirme avoir dit « cagón de mierda », une insulte certes vulgaire mais sans connotation raciale.
Face à la gravité des accusations, l’arbitre a brièvement interrompu la rencontre en croisant les bras, conformément aux directives anti-racisme. Le match s’est poursuivi après quelques minutes, mais la polémique, elle, ne faiblit pas.
Xabi Alonso, entraîneur du Real Madrid, s’est montré très clair en conférence de presse :
« Antonio a été touché. Nous le soutenons pleinement. Ce genre de comportement est inacceptable et n’a pas sa place sur un terrain de football ».
Du côté mexicain, la prudence est de mise. L’entraîneur de Pachuca, Jaime Lozano, a indiqué ne pas avoir encore parlé à Cabral au moment des faits, préférant attendre les conclusions de l’enquête ouverte par la FIFA.
L’instance mondiale a en effet confirmé avoir lancé une procédure pour faire la lumière sur cet incident. Le rapport de l’arbitre, ainsi que les éléments vidéo et audio disponibles, seront analysés dans les jours à venir. En fonction des conclusions, des sanctions pourraient être prises.
Déjà confronté à plusieurs épisodes similaires dans sa carrière — en Angleterre, en Italie ou même en Liga Rüdiger a une nouvelle fois vu l’ombre du racisme ternir une compétition internationale.

Dans l’attente des résultats de l’enquête, le football mondial retient son souffle. La question n’est pas seulement de savoir ce qui a été dit, mais de rappeler une fois encore que le racisme, sous toutes ses formes, ne peut rester impuni.