Depuis 24 heures, le flou entoure l’avenir de Walid Regragui à la tête de la sélection marocaine. Si la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a officiellement démenti toute démission de son sélectionneur, plusieurs sources concordantes invitent à la plus grande prudence.
Après Foot Mercato, RMC Sport affirme à son tour que Regragui a bien exprimé son intention de quitter son poste auprès de la FRMF. Il ne s’agirait pas d’une démission formelle déjà actée, mais d’une volonté clairement signifiée à sa hiérarchie, qui n’a pour l’instant pas tranché.
En interne, les discussions se poursuivent et le dossier divise. Une partie des dirigeants souhaite convaincre le technicien de poursuivre l’aventure jusqu’à la Coupe du monde 2026, tandis que d’autres semblent déjà se préparer à l’éventualité d’un départ.
Un démenti qui interroge
Vendredi, la FRMF a pourtant été catégorique dans un communiqué laconique :
« Walid Regragui n’a présenté aucune démission. »
Une communication officielle qui ressemble davantage à une stratégie de temporisation, dans un contexte jugé sensible à l’approche du Mondial 2026. Ce choix rappelle un précédent marquant : en mai 2022, la Fédération avait déjà démenti le licenciement de Vahid Halilhodzic, avant de le remercier quelques mois plus tard pour nommer… Walid Regragui. Un souvenir qui nourrit aujourd’hui le scepticisme.
L’Arabie saoudite à l’affût
Autre paramètre majeur : l’intérêt de clubs saoudiens. Plusieurs formations de Saudi Pro League suivraient de près le sélectionneur marocain. Éprouvé par la pression constante liée à la sélection nationale et encore marqué par la finale de la CAN perdue, Regragui pourrait être tenté par un retour en club, dans un environnement jugé plus maîtrisable.
À ce stade, le démenti de la FRMF ne suffit donc pas à dissiper les doutes. Le feuilleton Regragui ne fait que commencer, et son issue pourrait bien redessiner l’avenir des Lions de l’Atlas à moins de deux ans de la Coupe du monde.