La légende néerlandaise Marco van Basten n’a jamais eu sa langue dans sa poche. Mais ces derniers jours, c’est un véritable coup de tonnerre qu’il a lâché contre l’UEFA, s’en prenant frontalement à ses choix d’organisation et à sa gestion des matchs. Deux sorties cinglantes, à quelques semaines d’intervalle, qui font trembler les murs de Nyon.
« Une musique de merde, un absolu déchet »
Tout a commencé lors de la finale de la Ligue des champions, disputée à Munich. Quelques minutes avant le coup d’envoi, un show de Linkin Park retentit dans l’Allianz Arena. Une initiative que van Basten n’a pas du tout goûtée.
Intervenant sur Ziggo Sports, il explose :
« C’est une complète idiotie. Une finale de Ligue des champions, c’est sacré. Les joueurs doivent être dans leur bulle. Là, ils sont dérangés par une musique de merde, un absolu déchet. »
L’ancien Ballon d’Or n’est pas seul à s’indigner. Rafael van der Vaart, présent sur le plateau, renchérit :
« C’est ridicule. Ce show n’a rien à faire là. Ça casse le rythme, ça casse la concentration.»

L’UEFA, qui multiplie les shows pré-match à l’image du Super Bowl, se voit ainsi accusée de sacrifier le jeu au profit du spectacle.
Un penalty annulé, une colère décuplée
Quelques semaines plus tôt, en huitième de finale retour entre l’Atlético et le Real Madrid, c’est une décision arbitrale qui met Van Basten hors de lui. Julián Álvarez, auteur d’un tir au but, voit sa tentative annulée pour un double contact supposé, confirmé par le VAR.
La réponse de l’ancien sélectionneur des Pays-Bas est cinglante, cette fois sur Instagram :
« UEFA, vous devez corriger ça. C’est une honte. Le but est valable. Le VAR a mal fait son travail. »
Il réclame une révision urgente du protocole vidéo, pointant une faille technique qui, selon lui, a faussé le résultat du match.
À 60 ans, Marco van Basten reste une voix écoutée dans le monde du football. Ses critiques résonnent d’autant plus fort qu’elles traduisent un ras-le-bol croissant parmi les puristes du ballon rond, de plus en plus inquiets de la dérive « show-business » des grandes compétitions.
L’UEFA n’a pour l’instant pas réagi officiellement. Mais nul doute que la charge de Van Basten fera des remous.