Le mercato des entraîneurs bat son plein. En France, les récents mouvements impliquant Habib Beye et Franck Haise ont illustré la rapidité avec laquelle les techniciens rebondissent après un limogeage. En Afrique, le phénomène se confirme : l’USM Alger s’apprête à enrôler un tout frais ex-coach du TP Mazembe.
Ndiaye, l’expérience continentale
Qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football, le club algérien va confier son banc à Lamine Ndiaye, officiellement évincé du TP Mazembe le 29 janvier dernier. Le technicien sénégalais succède à Abdelhak Benchikha, dont le contrat a été résilié à la même période.
Selon plusieurs sources concordantes, Ndiaye aurait accepté un bail de six mois assorti d’une option de prolongation. Un profil rassurant pour les Rouge et Noir, engagés sur la scène continentale et en quête de stabilité.
Un CV taillé pour l’Afrique
Passé par Coton Sport FC de Garoua, AC Léopards, Al Hilal Omdurman ou encore Horoya AC, le natif de Thiès connaît parfaitement les joutes africaines.
Son plus grand fait d’armes reste la conquête de la Ligue des champions en 2010 avec le TP Mazembe. La même année, il conduisait les Corbeaux jusqu’en finale de la Coupe du monde des clubs, s’inclinant face à l’Inter Milan (0-3), une performance historique pour un club africain.
La piste Hamdi abandonnée
Avant d’opter pour Ndiaye, la direction usmiste avait exploré la piste Miloud Hamdi. Libre depuis son départ de Ismaily SC, le Franco-Algérien semblait proche d’un accord. Mais les discussions ont finalement échoué, comme l’a reconnu le président Saïd Allik.
Avec Lamine Ndiaye, l’USM Alger fait donc le pari de l’expérience et de la connaissance du continent pour viser loin en Coupe de la CAF et stabiliser un banc en quête de continuité.