L’Olympique Lyonnais peut pousser un ouf de soulagement. Après plusieurs semaines de tension et d’incertitudes autour de sa participation à l’Europa League, le club rhodanien a finalement obtenu le feu vert de l’UEFA. Mais ce maintien dans la compétition continentale n’a pas été sans conditions.
Le club présidé par John Textor a dû fournir des garanties financières solides et accepter des mesures contraignantes pour rassurer les instances européennes.
En coulisses, c’est une véritable course contre-la-montre qui s’est jouée. Selon plusieurs sources proches du dossier, l’UEFA s’inquiétait de la santé financière du club, fragilisé par une gestion critiquée et une dette qui explose. Si aucune somme forfaitaire de 50 millions d’euros n’a été officiellement exigée pour valider l’inscription à l’Europa League, des engagements clairs ont été pris par les dirigeants lyonnais pour injecter des liquidités, maîtriser la masse salariale et redresser la situation budgétaire globale du club.
Le plan présenté à l’UEFA comprend notamment une réduction significative des dépenses, une politique de transferts plus sobre et, selon certaines indiscrétions, l’apport de fonds supplémentaires par les actionnaires. Une forme de « garantie » financière qui aurait convaincu les instances de laisser Lyon participer à la C3. En cas de manquement aux engagements pris, l’UEFA se réserve toutefois le droit de sévir dans les prochains mois.
L’OL évite donc le pire, mais reste sous surveillance. Et dans un contexte de relégation en Ligue 2 actée par la DNCG française, le défi s’annonce colossal pour reconstruire un projet crédible, sportivement et économiquement.