Absent de la CAN 2025 après un quart de finale prometteur lors de l’édition précédente, le Équipe de Guinée de football amorce un nouveau cycle. La Fédération guinéenne a officialisé ce lundi un regroupement au Maroc durant la prochaine fenêtre internationale FIFA de mars, dans un contexte de reconstruction et de quête de stabilité.
Dans le cadre du tournoi « Maroc, capitale du football africain », organisé du 23 au 31 mars 2026 entre Rabat et Casablanca, le Syli disputera deux rencontres amicales. Un rendez-vous stratégique pour poser les bases d’un nouveau projet et préparer les éliminatoires de la CAN 2027.
Une sélection en quête de repères
Les deux dernières années ont été marquées par une instabilité chronique. Depuis la fin abrupte de l’ère Kaba Diawara en 2024, la sélection n’a pas retrouvé sa continuité. Le retour de Michel Dussuyer s’est soldé par une nouvelle désillusion avec la non-qualification pour la CAN 2025.
L’arrivée de Paulo Duarte à l’automne 2025 semble toutefois avoir apporté un frémissement positif. Technicien aguerri du continent, passé notamment par le Burkina Faso qu’il avait mené à une troisième place à la CAN 2017, Duarte affiche un premier bilan encourageant : deux victoires et trois nuls en cinq rencontres, avec une animation offensive en progrès et une défense plus compacte.
Deux tests révélateurs
Au Maroc, la Guinée affrontera d’abord le Équipe du Togo de football le vendredi 27 mars, avant de défier le Équipe du Bénin de football le mardi 31 mars.
Le Togo, en pleine reconstruction après avoir manqué les quatre dernières CAN, représente un adversaire en quête de repères. La rencontre aura une dimension particulière pour Paulo Duarte, qui a dirigé les Éperviers entre 2021 et 2024.
Le Bénin, en revanche, aborde ce rendez-vous avec davantage de confiance. Les Guépards restent sur une dynamique encourageante depuis leur dernière participation continentale, où ils avaient atteint les huitièmes de finale après avoir décroché leur première victoire dans la compétition.
Un laboratoire avant les échéances officielles
Pour le groupe emmené par Serhou Guirassy, ces confrontations serviront avant tout de baromètre. Plus que le résultat brut, le staff attend des signes de cohérence collective, des automatismes naissants et une meilleure assimilation des principes de jeu.
Au-delà des scores, c’est une identité que le Syli cherche à reconstruire. Le rendez-vous marocain pourrait bien marquer le véritable point de départ d’un nouveau chapitre.