Le football ivoirien vient de tourner une page historique. Le Stade d’Abidjan, l’un des clubs les plus emblématiques du pays, a remporté le championnat de Côte d’Ivoire, marquant un retour triomphal au sommet du football national. Cette victoire, pourtant, résonne comme la fin d’un cycle autant que le début d’un renouveau.
Un sacre chargé d’histoire
Fondé en 1936, le Stade d’Abidjan fait partie des clubs légendaires de la Côte d’Ivoire. Premier club ivoirien à remporter la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1966 (l’actuelle Ligue des champions de la CAF), il incarne un pan glorieux du passé sportif du pays. Mais depuis plusieurs décennies, le club luttait pour retrouver sa grandeur d’antan, souvent éclipsé par l’ASEC Mimosas, l’Africa Sports ou encore les clubs émergents comme le FC San Pedro. Le titre de champion 2024-2025 sonne donc comme une véritable résurrection.
Une victoire symbole de transition
Ce sacre ne représente pas seulement une performance sportive : il clôt une ère. Plusieurs cadres du club, joueurs et dirigeants, ont annoncé leur départ ou leur retraite à l’issue de cette saison. Parmi eux, l’entraîneur principal qui a porté l’équipe vers le titre après des années de reconstruction. Il s’agit d’une transition assumée, préparée, presque solennelle.
Les supporters, partagés entre joie intense et nostalgie, saluent une génération qui a su faire briller les couleurs du club une fois encore avant de passer le flambeau.
Et maintenant ?
La question de l’après se pose naturellement. Le club aura à cœur de confirmer ce retour au sommet, de ne pas laisser ce titre unique devenir un feu de paille. Le défi est double : assurer la relève sportive et consolider l’organisation du club pour affronter les défis continentaux, notamment la Ligue des champions africaine.
Le Stade d’Abidjan a prouvé qu’il était toujours vivant. Une page se tourne, oui, mais c’est surtout un nouveau chapitre qu’il reste à écrire.