Le Sénégal a conclu sa phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 sur une note de maîtrise et de caractère, dominant le Bénin 3-0 ce mardi soir au Stade de Tanger et valide ainsi sa place de leader du groupe D avant les huitièmes de finale.
Après une première période tenue mais parfaitement contrôlée, les Lions de la Téranga ont fait preuve de patience et de précision. C’est Abdoulaye Seck qui a ouvert le score à la 38ᵉ minute, profitant d’un coup franc bien servi par Krépin Diatta pour placer une tête qui laisse pantois le portier béninois.
La seconde période a confirmé l’ascendant sénégalais. Lancé par Sadio Mané, Habib Diallo a doublé la mise à la 62ᵉ minute d’une frappe imparable, accentuant la domination collective de l’équipe.
Le match aurait pu basculer à l’avantage du Bénin après l’expulsion de Kalidou Koulibaly à la 71ᵉ minute, moment délicat que les Sénégalais ont toutefois géré avec sang-froid.
Dans le temps additionnel, Chérif Ndiaye a scellé le score sur penalty, offrant au Sénégal un gain net de trois buts et concluant une performance collective solide et déterminée.
Cette victoire permet aux Lions de la Téranga de terminer premiers du groupe D avec sept points, juste devant la RD Congo, et d’aborder les phases à élimination directe avec confiance. Le Bénin, malgré cette défaite, se qualifie aussi pour la suite du tournoi en tant que l’un des meilleurs troisièmes.
Les Tops du match côté sénégalais
Auteur d’une prestation pleine de maîtrise face au Bénin (3-0), le Sénégal a pu s’appuyer sur plusieurs individualités solides, à l’image d’un collectif bien en place. Tour d’horizon des meilleurs Sénégalais de la rencontre.
Abdoulaye Seck, patron des deux surfaces
Solide défensivement et décisif offensivement, le défenseur sénégalais a livré un match plein. Son but inscrit juste avant la pause a permis aux Lions de faire la course en tête, tout en illustrant sa présence constante dans les duels aériens et son sens de l’anticipation.
Habib Diallo, efficacité maximale
Toujours à l’affût, l’attaquant n’a eu besoin que de peu d’occasions pour faire la différence. Son but en seconde période a définitivement mis le Sénégal à l’abri, confirmant son efficacité et son intelligence de déplacement.
Sadio Mané, influence discrète mais déterminante
Sans forcément briller par les statistiques, le capitaine a pesé sur le jeu par sa justesse technique et sa vision. Passeur décisif, il a souvent orienté les attaques sénégalaises et guidé ses partenaires dans les temps forts comme dans la gestion du match.
Édouard Mendy, vigilance constante
Peu exposé, le gardien sénégalais s’est montré sûr dans ses prises de balle et ses sorties, notamment après la réduction numérique de son équipe. Une prestation rassurante, à l’image de son calme habituel.
Un collectif solide et discipliné
Au-delà des performances individuelles, le Sénégal a surtout impressionné par sa rigueur tactique et sa maîtrise collective. Même à dix contre onze, les Lions ont su conserver leur organisation et leur sérénité, preuve d’une équipe mûre et bien préparée.
Grâce à ces performances, le Sénégal termine la phase de groupes en tête et aborde les huitièmes de finale avec confiance et ambition.
Les flops du match côté sénégalais
Malgré une victoire nette face au Bénin (3-0), la prestation sénégalaise n’a pas été exempte de zones d’ombre. Retour sur les points négatifs relevés côté Lions de la Teranga.
Kalidou Koulibaly, une sortie prématurée
Jusque-là solide, le capitaine a terni sa prestation par une expulsion évitable en seconde période. Son geste, lourd de conséquences, a placé son équipe en infériorité numérique et aurait pu relancer le Bénin. Un manque de maîtrise inhabituel pour un joueur de son expérience.
Un manque de tranchant en début de match
Dominateur dans la possession, le Sénégal a longtemps peiné à transformer sa supériorité en occasions franches lors du premier acte. Trop de déchet dans le dernier geste et un rythme parfois trop lent ont retardé l’ouverture du score.
Les joueurs offensifs en retrait
Attendus pour apporter vitesse et percussion, les joueurs de côté ont manqué d’impact dans le jeu offensif. Peu de centres dangereux et un apport limité dans les phases de transition, obligeant l’axe à porter l’essentiel du danger.
Quelques approximations défensives après le carton rouge
À dix contre onze, les Lions ont connu de rares mais réelles alertes, avec des espaces laissés dans le dos de la défense. Des imprécisions sans conséquence cette fois, mais qui devront être corrigées face à des adversaires plus réalistes.
Si ces flops n’ont pas empêché le Sénégal de s’imposer avec autorité, ils rappellent que la marge de progression reste réelle à l’approche des matches à élimination directe.
Les Tops du match côté béninois
Malgré une lourde défaite face au Sénégal (0-3), le Bénin a pu s’appuyer sur quelques individualités courageuses, qui ont tenté de résister à la puissance des Lions de la Teranga. Focus sur les rares satisfactions béninoises de la rencontre.
Saturnin Allagbé, évite le naufrage
Très sollicité, le portier béninois a longtemps retardé l’échéance. Auteur de plusieurs arrêts décisifs, notamment en première période, il a empêché le score de s’alourdir plus rapidement. Sans lui, l’addition aurait pu être bien plus sévère.
Steve Mounié, combatif et généreux
Isolé à la pointe de l’attaque, le capitaine des Guépards n’a jamais ménagé ses efforts. Précieux dos au jeu, présent dans les duels aériens, il a tenté d’exister face à une défense sénégalaise solide, malgré un soutien offensif limité.
Cédric Hountondji, résistance défensive
Souvent exposé, le défenseur central a fait preuve d’abnégation. Malgré la pression constante, il s’est illustré par plusieurs interventions importantes et un engagement sans faille jusqu’au bout.
L’état d’esprit collectif
Menés puis dominés, les Béninois n’ont jamais renoncé. Même en difficulté, ils ont continué à jouer et à se projeter lorsque l’occasion se présentait, affichant un état d’esprit combatif et une certaine discipline.
Battus par plus forts qu’eux, les Guépards peuvent néanmoins retenir ces performances individuelles et cette attitude pour la suite de la compétition, dans l’espoir d’une qualification au tour suivant.
Les flops du match côté béninois
Dominé par un Sénégal supérieur collectivement et individuellement (0-3), le Bénin a montré des limites qui expliquent l’issue nette de la rencontre. Retour sur les points faibles observés chez les Guépards.
Une animation offensive trop pauvre
Malgré quelques intentions, le Bénin n’a jamais réellement inquiété la défense sénégalaise. Manque de créativité, absence de liant entre le milieu et l’attaque, trop peu de tirs cadrés : le danger a été quasi inexistant, même en supériorité numérique après l’expulsion de Koulibaly.
Des couloirs inoffensifs
Attendus pour apporter de la profondeur et de la vitesse, les joueurs de côté ont été muselés. Peu de débordements, des centres imprécis et un impact offensif très limité, facilitant le travail défensif des Lions.
Une défense parfois dépassée
Si le score aurait pu être plus lourd sans le gardien, l’arrière-garde béninoise a souffert face aux mouvements et à la justesse sénégalaise. Des placements approximatifs et des retards dans les interventions ont coûté cher, notamment sur les deux premiers buts.
Un manque de réaction mentale
Menés au score, les Guépards ont peiné à hausser leur niveau de jeu. Peu de révolte collective, un rythme en baisse et une impression de résignation progressive face à la maîtrise adverse.
Ces flops traduisent les limites actuelles du Bénin à ce niveau de compétition. Pour espérer aller plus loin dans le tournoi, les Guépards devront afficher davantage d’audace, de justesse technique et de caractère.