Coup de tonnerre dans le paysage du football congolais. La FIFA a officiellement décidé de mettre sous normalisation la Fédération Congolaise de Football (Fécofa). Une mesure radicale, mais attendue, qui intervient dans un contexte de crise institutionnelle profonde, sur fond de malversations présumées et de conflits internes persistants.
Dans la foulée, l’instance mondiale a désigné Mme Belinda Luntadila Nzunzi à la tête du Comité de normalisation (Conor), marquant ainsi une nouvelle ère pour le football. Cette dernière aura la lourde tâche de remettre de l’ordre dans la gouvernance fédérale et de poser les jalons d’un retour à la légalité.
Objectifs clairs du Conor :
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Gérer les affaires courantes de la Fécofa.
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Réviser les statuts en conformité avec ceux de la FIFA et de la CAF.
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Organiser des élections transparentes pour un nouveau comité exécutif.
Belinda Luntadila Nzunzi, personnalité connue pour son intégrité et son attachement à la bonne gouvernance, devra composer avec un climat délétère. Mais sa nomination est perçue comme un signal fort envoyé par Zurich : tolérance zéro face aux dérives.
Ce comité, dont les autres membres seront bientôt dévoilés, dispose d’un mandat limité dans le temps. Les prochains mois s’annoncent décisifs pour l’avenir du football congolais, plongé depuis trop longtemps dans une spirale de crise.
La balle est désormais dans le camp du Conor.