La suite logique est désormais enclenchée. Sans réelle surprise, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a décidé de faire appel des sanctions prononcées par la Confédération africaine de football (CAF) à l’issue de la finale houleuse de la CAN 2025 perdue face au Sénégal.
Une démarche qui s’imposait tant le verdict du jury disciplinaire est jugé incompréhensible et profondément injuste du côté marocain.
Selon Media 24, la FRMF se montrait pourtant confiante quant à la solidité de son dossier, en particulier sur le point central de sa réclamation : le retrait temporaire des joueurs sénégalais de la pelouse. Un acte que le règlement assimile potentiellement à un abandon de terrain, passible de forfait. Une interprétation que la commission disciplinaire de la CAF n’a pas retenue, se limitant à des sanctions individuelles et à des amendes financières à l’encontre du Sénégal.
Une double peine pour le Maroc
En plus du rejet de sa réclamation, le Maroc a également été sanctionné dans le cadre de la polémique liée à la serviette du gardien sénégalais Édouard Mendy. Ismaël Saibari a écopé de trois matchs de suspension et d’une amende de 100 000 dollars, tandis qu’Achraf Hakimi a été suspendu pour deux rencontres. Sur le plan institutionnel, la FRMF devra s’acquitter d’amendes cumulées avoisinant les 315 000 dollars, liées au comportement des ramasseurs de balles, à l’utilisation de lasers par les supporters et à l’intrusion de joueurs et membres du staff dans la zone VAR.
Un profond sentiment d’injustice
Au-delà des sanctions elles-mêmes, c’est surtout la procédure qui cristallise la colère marocaine. Toujours selon Media 24, contrairement à l’encadrement sénégalais, les joueurs marocains n’auraient pas été auditionnés par la commission disciplinaire avant d’être sanctionnés. Un élément jugé majeur, renforçant le sentiment d’une condamnation prononcée sans véritable contradictoire.
La proportionnalité des peines est également remise en question. En interne, certains estiment que la CAF aurait cherché à produire un verdict politiquement “équilibré”, en sanctionnant les deux fédérations, quitte à minimiser la gravité des faits reprochés au Sénégal et à alourdir la note côté marocain.
Vers un long feuilleton juridique
Face à ce constat, la FRMF a donc décidé de saisir la commission d’appel de la CAF. L’objectif est clair : faire valoir les failles du raisonnement disciplinaire, dénoncer l’absence de procédure contradictoire et obtenir une relecture plus rigoureuse des faits. Un nouveau chapitre s’ouvre ainsi dans un dossier qui pourrait, à terme, se poursuivre devant les juridictions sportives internationales. Le marathon judiciaire ne fait sans doute que commencer.