Forfait de dernière minute lors de la finale de la CAN 2025 remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0 a.p.), Krépin Diatta est revenu pour la première fois sur l’épisode médical qui l’a contraint à déclarer forfait. Dans un entretien accordé à Seneweb, le latéral sénégalais a détaillé un enchaînement de malaises survenus le jour du match.
Auteur d’un tournoi remarquable, le joueur de l’AS Monaco n’a pas pu tenir sa place dimanche soir à Rabat. Tout a commencé dès le matin de la rencontre, avec un malaise diffus mais inquiétant.
« Le match avait été bien préparé, comme d’habitude. Le matin, je ne me sentais pas très bien, mais je pensais que ça allait passer », explique Diatta. « Le problème a vraiment commencé au moment où nous partions au stade. J’avais mal partout, à la tête, c’était très bizarre. »
Plusieurs malaises avant et après l’évacuation
Selon son témoignage, le défenseur de 26 ans a été victime de deux malaises avant même le coup d’envoi : le premier sur le trajet menant au stade, le second à l’entrée du Stade Prince Moulay Abdellah. C’est à ce moment-là que le staff médical a décidé de le retirer de la feuille de match et de l’évacuer vers l’hôpital.
« C’est là qu’on a décidé de me remplacer. Je n’ai quasiment rien suivi de la finale, à part quelques vidéos, notamment le but de Pape Gueye et le penalty raté juste avant », confie-t-il.
Transporté à l’hôpital, Diatta a ensuite subi deux nouveaux malaises dans la nuit, portant le total à quatre. Il n’a finalement pu quitter l’établissement que le lendemain matin, aux alentours de 10 heures.
Un contexte troublant au sein de la sélection
Le cas de Krépin Diatta n’est pas isolé. Deux autres internationaux sénégalais, Ousseynou Niang et Pape Matar Sarr, ont également été victimes de problèmes de santé avant la finale. Une situation qui a alimenté certaines interrogations au sein du groupe.
Sur les réseaux sociaux, Ismail Jakobs a notamment exprimé des soupçons, évoquant la possibilité d’un empoisonnement, sans toutefois apporter d’éléments concrets. À ce stade, aucune communication officielle n’a confirmé une telle hypothèse.
Malgré ces circonstances troublantes, les Lions de la Teranga ont su faire front pour décrocher un nouveau sacre continental, au terme d’une finale marquée autant par l’émotion que par les interrogations.