Il a retourné tous les pronostics. Avec méthode, discrétion et flair, Koné Yaya vient de signer l’un des plus grands exploits du football béninois : sacrer Dadjé FC champion national. Une prouesse qui consacre la trajectoire ascendante d’un stratège ivoirien longtemps sous-estimé.
Une révolution tactique à Aplahoué
Quand il pose ses valises à Dadjé FC, peu misent sur lui. Pourtant, en une saison, Koné Yaya bouleverse la hiérarchie. Il façonne une équipe à son image : disciplinée, compacte, audacieuse. Le club, jusque-là discret, devient une machine à gagner, terrassant les favoris et dictant le tempo de la Super Ligue Pro.
Une saison menée de main de maître
Face à des cadors comme Coton FC, Loto-Popo ou ASVO, Dadjé n’a jamais tremblé. Bien au contraire. Koné Yaya imprime sa patte : bloc intelligent, transitions millimétrées, lecture parfaite des matchs. Résultat ? Une régularité de métronome et une série de victoires clefs qui propulsent Dadjé tout en haut du classement.
Le fruit d’un long apprentissage
Formé en Côte d’Ivoire, passé par l’AFAD, Issia Wazy ou encore Bouaké FC, Koné Yaya n’est pas un novice. Mais c’est au Bénin qu’il explose. Il impose une rigueur tactique rare, travaille les détails, croit en ses idées. Et surtout, il fait progresser ses joueurs. En coulisses, on parle d’un technicien « obsessionnel du travail bien fait ».
Le sacre d’un outsider devenu référence
Le titre décroché avec Dadjé FC n’est pas une surprise : c’est l’aboutissement logique d’un projet bien huilé. Et derrière cette réussite, un nom revient avec insistance : Koné Yaya. Le coach ivoirien vient de se faire un nom dans le paysage footballistique ouest-africain. Son profil séduit. Des clubs et des sélections s’y intéressent déjà.
« On ne gagne pas un championnat par hasard. C’est du travail, du sérieux, et de la foi en son groupe », souffle-t-il après le sacre.
Bagaté Salif, le chef d’orchestre du sacre de Dadjè FC
Il n’a pas seulement marqué. Il a dirigé, inspiré, transcendé.
Dans la conquête historique du titre par Dadjè FC, un nom revient avec insistance : Bagaté Salif. L’avant-centre ivoirien a été le moteur créatif, le régulateur du tempo, l’âme de l’équipe d’Aplahoué. Un vrai chef d’orchestre.
Maître du jeu
À chaque match, Salif Bagaté a imprimé son rythme. Ballon collé au pied, vision périphérique, justesse technique rare : tout passait par lui. À la construction, dans les transitions, sur coups de pied arrêtés, il a été partout, sans jamais se disperser. Le lien permanent entre la défense et l’attaque. Le métronome.
Une finale à son image
Le tournant de la saison ? La finale face à Coton FC. C’est Bagaté Salif qui allume la mèche : un coup franc magistral à la 25e minute, pleine lucarne, qui fait lever tout Grand-Popo. Un but venu d’ailleurs, qui installe Dadjè dans la confiance. Par la suite, c’est lui qui calme, temporise, redirige. Même après l’égalisation de Coton FC, il garde la tête froide. En patron.
QI foot au-dessus de la moyenne
Ce n’est pas un joueur qui court pour courir. Bagaté pense, sent le jeu. Il devine les espaces, anticipe les duels, élimine sans fioritures. Son influence dépasse les statistiques : il donne le ton, la confiance, l’équilibre. Et à seulement 24 ans, il incarne déjà la nouvelle génération de milieux africains complets, modernes, tactiquement affûtés.
Un avenir qui s’’écrit en grand
Formé en Côte d’Ivoire, passé par plusieurs clubs de Ligue 1 locale, Bagaté Salif s’est révélé au Bénin. Et aujourd’hui, des clubs du Maghreb, d’Afrique de l’Ouest et même d’Europe de l’Est le suivent de près. Une trajectoire en flèche. Et un avenir qui s’annonce prometteur. L’ancien de Bouaké FC et de l’Asec Mimosas est le meilleur buteur du club avec 11 réalisations.
« Ce titre, on l’a construit à la sueur, à la volonté. On l’a mérité. Mais maintenant, il faut confirmer », confie-t-il dans un calme teinté d’ambition.