L’international sénégalais Keita Baldé est revenu sur la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0 a.p.).
Invité du podcast Post United, l’attaquant de l’AC Monza (40 sélections) a commenté, non sans ironie, les réclamations déposées par la Fédération marocaine auprès de la Confédération africaine de football (CAF).
Pour le Lion de la Teranga, la démarche marocaine est avant tout le fruit de la déception liée au résultat. « C’est normal après une défaite. On s’attarde sur telle ou telle situation. Mais si Brahim avait marqué le penalty et qu’ils avaient gagné, auraient-ils écrit à la Fédération au sujet des dix minutes d’arrêt de jeu ? », a-t-il lancé, avant d’insister : « Quand on perd, on cherche la petite bête. Si le Maroc avait gagné, il n’y aurait sans doute pas eu de déclaration ni de courrier à la CAF. »
Des propos qui font écho à la décision du jury disciplinaire de la CAF, réuni mardi, de rejeter officiellement la réclamation marocaine déposée après la rencontre.
Keita Baldé s’est également exprimé sur plusieurs décisions arbitrales majeures de la finale. Concernant le but refusé au Sénégal après un duel entre Abdoulaye Seck et Achraf Hakimi, le joueur formé au FC Barcelone se montre catégorique : « En tant que footballeur, le contact est trop léger. Ce n’est ni une faute ni une poussée manifeste. C’est un but légal. »
Son analyse est tout aussi critique au sujet du penalty accordé au Maroc : « Ce n’est ni un contact agressif ni une faute qui justifie un penalty. C’est un contact anodin. Si on siffle ce genre d’actions, il faudrait accorder dix penalties par match », estime-t-il, rejoignant l’avis largement partagé au Sénégal.
Enfin, l’ancien international, qui n’a plus porté le maillot des Lions depuis juin 2022, a tenu à nuancer les critiques visant Pape Thiaw et le staff sénégalais après leur décision très controversée de quitter momentanément la pelouse. Il y voit un geste fort dans un contexte de tension extrême. « De l’extérieur, on se demande pourquoi ils ont fait ça. Mais sur le terrain, avec l’adrénaline et le stress, c’est le chaos. Je ne partage pas totalement le geste, mais je le comprends. »
Des déclarations qui, à leur tour, risquent d’alimenter une polémique qui peine encore à s’éteindre autour de cette finale de la CAN 2025.