Il a grandi en banlieue parisienne, formé dans les meilleures académies françaises, mais c’est le vert de l’Algérie qu’Ishak Belfodil a finalement choisi de porter. L’histoire de ce footballeur à la double nationalité franco-algérienne illustre, une fois encore, les tiraillements d’identité que connaissent nombre de joueurs issus de l’immigration.
Né à Mostaganem, en Algérie, en 1992, Belfodil quitte son pays natal à l’âge de sept ans pour s’installer en France avec sa famille. Très vite, le jeune prodige tape dans l’œil des recruteurs et grimpe les échelons du football hexagonal. De l’OSC Élancourt à l’Olympique Lyonnais, en passant par le Paris Saint-Germain et Boulogne-Billancourt, il trace une trajectoire impressionnante, qui le mène rapidement aux sélections de jeunes de l’équipe de France.
Entre 2008 et 2012, il évolue sous les couleurs tricolores des U17 jusqu’aux U20, jouant aux côtés de futures stars comme Antoine Griezmann ou Alexandre Lacazette. Pourtant, en 2013, le choix du cœur l’emporte : Belfodil opte pour l’Algérie. Un choix qui a pu surprendre dans l’Hexagone, mais qui s’ancre dans une fidélité aux racines, à l’histoire familiale, et à une passion profonde pour le pays de ses origines.
Ce type de décision n’est pas isolé. Comme Riyad Mahrez ou Houssem Aouar, Belfodil rejoint la longue liste de talents binationaux ayant préféré l’Algérie à la France. “Il ne s’agit pas de renier la France”, confiait-il dans une interview en 2014, “mais de répondre à un appel intérieur.”
Aujourd’hui, même si sa carrière internationale n’a pas été aussi flamboyante qu’espérée, Belfodil reste un symbole de cette double appartenance, de cette jeunesse qui vit entre deux cultures, deux langues, deux passions. Et au fond, son parcours n’en est que plus universel.
Belfodil rêve des Verts
![Ishak Belfodil entre la France et le Maroc [Exclu]](https://www.afrik-foot.com/app/uploads/2025/06/Belfodil2.jpg)
Absent de la sélection algérienne depuis plusieurs années, Ishak Belfodil n’a pas abandonné l’idée d’y revenir. L’attaquant de 33 ans, formé en France et passé par Lyon, Hoffenheim ou encore le Hertha Berlin, se dit prêt à répondre à un éventuel appel du sélectionneur.
« L’équipe nationale, c’est toujours dans un coin de ma tête. Je suis en forme, et disponible », a-t-il déclaré récemment. Un message clair, alors que les Verts entament un nouveau cycle et cherchent à réintégrer des profils expérimentés.