La question de l’arbitrage dans le football ivoirien soulève en effet de vives préoccupations. Se demander si l’arbitrage est « la plaie » du football ivoirien revient à interroger son rôle dans les nombreuses polémiques, frustrations et injustices ressenties par les acteurs du jeu, joueurs, entraîneurs, dirigeants et supporters.
Points souvent reprochés à l’arbitrage en Côte d’Ivoire :
Des erreurs flagrantes d’arbitrage (hors-jeu inexistants, fautes ignorées, penalties douteux) sont régulièrement signalées, remettant en question la formation et le niveau des arbitres locaux.
Certains arbitres sont accusés d’être influencés par des dirigeants de clubs ou des personnalités influentes du milieu, ce qui nuit gravement à la crédibilité des compétitions.
Les arbitres sont parfois soupçonnés de favoriser les équipes qui jouent à domicile ou les clubs les plus puissants, par peur de représailles ou pour des raisons de carrière.
Inversement, certains arbitres sont menacés ou agressés, ce qui les pousse à prendre des décisions pour « éviter les problèmes » plutôt que selon les règles.
Contrairement aux grandes compétitions internationales, la Ligue 1 ivoirienne ne dispose pas de VAR (assistance vidéo à l’arbitrage), ce qui rend les erreurs humaines plus décisives.
Conséquences :
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Perte de confiance du public dans l’intégrité des matchs.
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Découragement des talents et des petits clubs, qui se sentent lésés.
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Frein au développement du football national, car la compétition n’est pas toujours perçue comme équitable.
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Est-ce la plaie principale ?
L’arbitrage n’est qu’un des nombreux défis du football ivoirien. La gestion des clubs, les infrastructures, le financement, la formation des jeunes, ou encore l’organisation générale de la fédération sont autant d’autres problèmes structurants. Mais l’arbitrage cristallise souvent les tensions car ses erreurs sont visibles et ont des conséquences immédiates sur le score.
Que faire ?
Investir dans la formation des arbitres, instaurer un système d’évaluation indépendant, appliquer des sanctions équitables et visibles, intégrer progressivement la technologie (VAR ou arbitrage vidéo simplifié), et surtout, créer une culture du respect autour du corps arbitral. Cela implique aussi que dirigeants, joueurs et supporters fassent leur part : l’arbitre est un acteur du jeu, pas un ennemi.