L’ancien sélectionneur de la Guinée, Kaba Diawara, a récemment évoqué la progression fulgurante de l’attaquant Serhou Guirassy. À 28 ans, Guirassy réalise une saison exceptionnelle avec le Borussia Dortmund, se positionnant comme le meilleur buteur de la Ligue des champions avec 10 réalisations, et totalisant 24 buts et 5 passes décisives toutes compétitions confondues.
Diawara, qui a joué un rôle clé dans la décision de Guirassy de représenter la Guinée depuis mars 2022, a exprimé sa satisfaction quant à cette collaboration. Il a déclaré : « Je voulais absolument l’avoir et je pense que, s’il était encore éligible pour la France, il aurait eu sa première sélection aujourd’hui. »
Il a également souligné l’évolution du jeu de Guirassy, passant d’un joueur « trop altruiste » à un attaquant plus agressif et déterminé, n’hésitant pas à tacler et à couper au premier poteau, des qualités qui ont contribué à sa réussite actuelle.
Cette transformation et cette performance impressionnante laissent penser que, s’il n’avait pas déjà choisi la Guinée, Guirassy aurait pu prétendre à une place en équipe de France sous la direction de Didier Deschamps.
“Je voulais absolument l’avoir”
D’autant que le technicien l’assure : au vu de sa forme actuelle, Guirassy aurait été appelé par la France et Didier Deschamps en ce mois de mars s’il était encore éligible avec les Bleus.
“C’était plus difficile pour lui en club, mais il savait, et on savait, ce dont il était capable. Je voulais absolument l’avoir et je pense que s’il était encore éligible pour la France, il aurait eu sa première sélection aujourd’hui“, a glissé Diawara ce mardi dans les colonnes du journal Le Parisien.
En parallèle, Diawara a mis en avant une évolution dans le jeu de Guirassy qui explique selon lui sa montée en puissance :
“Pour moi, au départ, il était trop altruiste. Il levait le pouce, n’engueulait jamais ses partenaires sur un centre raté. Et, petit à petit, il a compris qu’il devait être plus dur. Il a mis cette agressivité au service de son jeu. Il ne se contente plus de marquer des beaux buts. Il va tacler, glisser, aller couper au premier poteau, ce qu’il ne faisait pas avant.” Une évolution qui permet à Guirassy d’aborder un printemps prometteur en pleine bourre.