Coup de tonnerre dans le paysage du football français : la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG) a officiellement acté ce mardi la rétrogradation administrative de l’Olympique Lyonnais en Ligue 2, pour la saison 2025-2026. Une décision inédite pour un club septuple champion de France, jamais relégué pour des raisons financières dans son histoire.
La sentence est tombée au terme d’un examen approfondi des finances du club par le gendarme financier du football hexagonal. Malgré les injections de capitaux de son propriétaire John Textor – notamment la vente de parts dans le club anglais de Crystal Palace et des efforts sur le marché des transferts –, la DNCG estime que les garanties fournies ne permettent pas d’assurer la stabilité budgétaire du club rhodanien pour l’exercice 2025-2026.
Avec une dette estimée à 175 millions d’euros, l’OL paie le prix d’un modèle économique jugé trop fragile. Les prévisions de recettes n’ont pas suffi à convaincre les instances, qui ont brandi la menace d’une descente depuis plusieurs mois.
Réaction indignée du club
Dans un communiqué publié dans la foulée, la direction lyonnaise s’est dite “abasourdie” et “incomprise”. Elle assure avoir « respecté toutes les exigences » formulées lors des précédentes auditions. “Nous avons apporté des fonds propres significatifs, bien au-delà des attentes, et présenté un plan de redressement solide”, déclare un dirigeant proche de John Textor.
Le club annonce faire appel immédiatement, comme le prévoit la procédure. Il disposera d’un délai d’une semaine pour tenter de renverser la décision devant la commission d’appel de la DNCG.
Une onde de choc pour la Ligue 1
Si la rétrogradation est confirmée en appel, l’OL évoluera en Ligue 2 la saison prochaine, une première depuis la fin des années 1980. Cette décision pourrait également bénéficier au Stade de Reims, 17e de Ligue 1 cette saison, qui retrouverait l’élite dans un improbable rebondissement.
Côté supporters, c’est la stupeur. À Lyon comme ailleurs, rares sont ceux qui imaginaient un tel scénario pour un club de ce standing. “On tombe de très haut”, lâche un ancien joueur emblématique du club. “Ce n’est plus seulement une crise sportive, c’est une faillite structurelle.”
L’OL a une semaine pour inverser la tendance. En coulisses, la bataille financière ne fait que commencer.