Nibombé Daré, a été nommé sélectionneur des Éperviers du Togo en juillet 2024, avec pour objectif principal de qualifier l’équipe nationale pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 . Cependant, sous sa direction, l’équipe n’a pas réussi à se qualifier, enregistrant une seule victoire, deux nuls et trois défaites lors des éliminatoires .
Le Togo a affronté le Sénégal pour le compte de la 6e journée des qualifications pour la Coupe du Monde 2026. Malgré une bonne première mi-temps, les Éperviers ont finalement subi une défaite .
Ces résultats mitigés soulèvent des questions quant à la capacité de Nibombé Daré à redresser la situation de l’équipe nationale togolaise. Néanmoins, il est important de considérer les défis auxquels il a été confronté, notamment des absences de joueurs clés et la nécessité de restructurer l’équipe . La Fédération Togolaise de Football devra évaluer si Nibombé Daré est l’homme de la situation pour mener les Éperviers vers de meilleurs résultats à l’avenir.
Nibombé Daré a eu une belle carrière en tant que joueur, mais son expérience en tant qu’entraîneur reste relativement limitée au haut niveau. Avant de prendre la tête des Éperviers, il n’avait pas dirigé de sélection nationale ni entraîné un club d’envergure. Cela pose naturellement la question de son adaptation à un tel défi.
D’un côté, certains diront qu’il manque encore d’expérience pour gérer une équipe nationale en reconstruction, avec des attentes élevées de la part des supporters. L’échec aux éliminatoires de la CAN 2025 et les résultats mitigés en qualifications pour la Coupe du Monde 2026 montrent que le Togo peine encore à retrouver son niveau d’antan.
D’un autre côté, on peut aussi dire qu’un entraîneur a besoin de temps pour imposer sa vision et bâtir une équipe compétitive. Le Togo n’a pas une génération dorée comme par le passé, et Daré doit composer avec des défis structurels, notamment l’absence de joueurs de classe mondiale et un championnat national en manque de compétitivité.
Peut-être que la vraie question est de savoir si la Fédération Togolaise de Football lui donnera les moyens et le temps nécessaires pour progresser en tant qu’entraîneur et faire progresser l’équipe. S’il bénéficie du soutien et d’une bonne équipe technique, il pourrait s’améliorer avec le temps. Mais s’il échoue à obtenir des résultats rapidement, la pression populaire et médiatique risque de le pousser vers la sortie.
Les anciens coéquipiers comme Emmanuel Adebayor, Moustapha Salifou ou encore Kossi Agassa, ont une grande expérience du haut niveau et pourraient apporter un soutien technique ou moral à la sélection.
Si on regarde d’autres pays africains, on voit que plusieurs anciennes gloires ont intégré des staffs techniques pour accompagner la reconstruction de leurs équipes nationales. Par exemple, Rigobert Song au Cameroun a été entouré de plusieurs anciens Lions Indomptables pour l’épauler dans sa mission.
Dans le cas de Daré, s’entourer d’anciens coéquipiers pourrait lui permettre de mieux gérer le vestiaire, de transmettre un esprit de compétitivité aux joueurs et de renforcer la cohésion au sein du staff. Des figures comme Adebayor, même sans rôle officiel, pourraient aussi jouer un rôle de mentor pour les jeunes joueurs et insuffler une mentalité de gagnants.
Après, tout dépend de leur volonté et de la place que la Fédération leur accorderait.