À l’heure où les Aigles s’apprêtent à disputer deux rendez-vous cruciaux face aux Comores (4 septembre à Berkane) et au Ghana (8 septembre à Accra), Tom Saintfiet a pris une décision radicale : ni Yves Bissouma, ni Hamari Traoré ne sont de la partie.
Deux cadres, deux piliers, deux absences qui font grincer des dents. Le milieu de Tottenham, véritable métronome, et le capitaine emblématique de la sélection, n’apparaissent pas sur la liste des 25 joueurs convoqués. Le sélectionneur belge, fidèle à sa réputation de tranchant, a préféré miser sur un groupe renouvelé, avec notamment la première convocation d’Ousmane Camara, jeune défenseur promis à un avenir doré.
Un choix assumé, mais risqué. Car sans l’expérience de Bissouma et la grinta de Hamari, c’est tout l’équilibre des Aigles qui vacille. À l’heure de défier deux adversaires directs pour le Mondial, le Mali se présente affaibli… ou rajeuni, selon le prisme choisi.
Saintfiet, lui, en est convaincu : pour créer l’électrochoc, il faut des décisions fortes. Mais le pari est immense : ramener des points sans ses généraux. Le terrain, seul juge, dira si le coup de balai du technicien sera un coup de maître… ou un saut dans le vide.
Ousmane Camara, convoqué
Le jeune défenseur, formé en France et passé par les sélections de jeunes tricolores, fait ses grands débuts avec le Mali. À 21 ans, il incarne l’avenir d’une défense en quête de stabilité. Sa convocation est tout sauf anodine : elle symbolise la volonté du technicien belge d’insuffler un nouveau souffle à son groupe, quitte à laisser sur le bas-côté des cadres historiques.

En contrepartie, le milieu londonien Yves Bissouma, pièce maîtresse de Tottenham, et le capitaine Hamari Traoré, âme du vestiaire, manquent à l’appel. Deux absences qui font jaser et qui placent encore plus de pression sur les épaules du jeune Camara et des autres appelés.
Saintfiet n’a pas tremblé. Il a choisi la fraîcheur, la prise de risque, et un signal fort : la hiérarchie est bousculée. Le message est clair : personne n’est intouchable, seul compte le rendement sur le terrain.
Reste à voir si ce pari osé portera ses fruits sur la route du Mondial 2026.