Il y a des trophées qui valent bien plus que de l’or. Ils portent en eux les cicatrices du passé, les espoirs du présent et les promesses de l’avenir. Le titre récemment décroché par le Stade d’Abidjan entre dans cette catégorie rare. Il ne s’agit pas seulement d’une victoire sur le terrain, mais d’un retour à la vie, d’une résurrection.
Pendant trop longtemps, le Stade d’Abidjan, monument historique du football ivoirien, a traversé le désert. Relégué aux marges du football national, le club semblait condamné à une nostalgie stérile, celle des époques glorieuses d’antan. Mais c’était sans compter sur l’âme de cette institution et la foi de ceux qui n’ont jamais cessé d’y croire.
Le titre de cette saison n’est pas un hasard, ni un miracle. Il est le fruit d’un travail acharné, d’un renouveau structurel et d’une génération de joueurs animés par la fierté de porter ce maillot. Il est aussi un signal fort : le football ivoirien a besoin de tous ses géants, même ceux que l’on croyait endormis.
Cette résurrection du Stade d’Abidjan est une leçon de persévérance, un rappel que rien n’est jamais fini tant que la passion demeure. Et aujourd’hui, les Bleu et Rouge ne se contentent pas de revenir dans la lumière. Ils y brillent de nouveau.
Alexandre Lafitte, le commandant de bord des Yéyés
Dans le ciel du football ivoirien, un nom brille avec une intensité nouvelle : Alexandre Lafitte. Il est devenu le véritable commandant de bord des Yéyés. Sous sa conduite, l’équipe a repris son envol, retrouvant altitude et trajectoire vers les sommets.
Lafitte arrive à inculquer sa rage de la gagne, sa détermination à ses joueurs. Son calme en toutes circonstances et sa capacité à motiver font de lui un meneur d’homme dans tous les sens du terme. Il ne crie pas, il inspire. Comme un pilote dans le cockpit, il arrive à tirer l’équipe plus haut.
Mais son rôle va bien au-delà des 90 minutes. Dans les vestiaires, sur le banc, à l’entraînement, il est celui que tous écoutent. Il incarne une certaine idée du football : exigeant, élégant. Avec lui, les Yéyés ne sont plus une équipe en quête de repères, mais une formation sûre de son cap, portée par un leader naturel.
Alexandre Lafitte n’a pas seulement redonné de l’allure au Stade d’Abidjan. Il lui a redonné une direction. Et quand un commandant de bord de cette trempe prend les commandes, ce n’est pas pour un simple vol intérieur. C’est pour viser les étoiles.