La nouvelle est tombée comme une bombe dans le monde du football italien. Le Brescia Calcio, club historique fondé en 1911, est officiellement relégué en Serie C, non pas pour ses performances sportives, mais à la suite d’une faillite financière brutale. Une chute vertigineuse qui a provoqué une onde de choc, notamment chez un homme : Roberto De Zerbi.
« C’est toute une ville qui meurt »
Natif de Brescia, formé au club et resté profondément attaché à ses racines lombardes malgré une carrière florissante à l’étranger, Roberto De Zerbi n’a pas mâché ses mots. S’il n’a pas encore pris la parole officiellement, plusieurs proches du technicien ont rapporté un « état de colère froide et de tristesse immense ».
« C’est toute une ville qui meurt. Brescia, ce n’est pas seulement un club. C’est un symbole, une école de football, une identité. Voir ça s’effondrer comme ça, c’est insupportable« , aurait-il confié, en privé, selon une source proche.
Le club, qui a vu passer des légendes comme Andrea Pirlo, Pep Guardiola ou encore Mario Balotelli, a été frappé de plein fouet par des dettes dépassant 2,5 millions d’euros. Faute de pouvoir les éponger, la direction n’a pu procéder à l’inscription pour la prochaine saison. Verdict implacable : descente en Serie C actée par la FIGC.
Pour De Zerbi, qui a grandi à deux pas du Stadio Rigamonti, cette faillite n’est pas un simple événement footballistique, c’est un drame personnel. Il n’a jamais caché son rêve de revenir un jour « à la maison », pour aider « son » Brescia à retrouver son lustre d’antan.
« Le voir sombrer ainsi, sans pouvoir rien faire, me tue« , aurait-il murmuré à un collaborateur.
Certains fans sur les réseaux sociaux appellent déjà à une prise de position publique du technicien, ou même à son engagement futur pour reconstruire le club. Mais pour l’instant, De Zerbi garde le silence. Un silence lourd de sens.
Brescia devra désormais repartir de zéro. La FIGC pourrait autoriser une relance via un repreneur, mais le chemin vers le haut niveau sera long, sinueux… et incertain.
Une chose est sûre : Roberto De Zerbi n’oubliera pas. Et peut-être qu’un jour, c’est lui qui rallumera la lumière sur les ruines de son club de cœur.