La Fédération malienne de football (Fémafoot) est actuellement confrontée à une crise interne marquée par des accusations d’ingérence politique. Le ministère des Sports du Mali a récemment ordonné un audit de la Fémafoot, une action que les dirigeants de la fédération considèrent comme une intrusion inacceptable dans leurs affaires internes. Ils perçoivent cette initiative comme une tentative de déstabilisation et de prise de contrôle du football malien par les autorités politiques.
Cette situation n’est pas sans rappeler des précédents similaires. En mars 2017, la FIFA avait suspendu la Fémafoot en raison d’une ingérence politique, suite au limogeage de ses dirigeants par le gouvernement malien. Cette suspension avait été levée après la réinstallation du comité exécutif initial.
La FIFA insiste régulièrement sur l’importance de l’indépendance des fédérations nationales vis-à-vis des autorités politiques. Toute intervention gouvernementale dans les affaires sportives peut entraîner des sanctions, y compris la suspension des compétitions internationales. Il est donc crucial que la Fémafoot et le ministère des Sports trouvent une solution consensuelle pour préserver l’autonomie du football malien et éviter de potentielles sanctions de la part des instances internationales.
Pourquoi le ministère des sports demande un audit ?
Le ministère des Sports du Mali a demandé un audit de la Fédération malienne de football (Fémafoot) en raison de soupçons de mauvaise gestion financière et administrative. Cette décision fait suite à des tensions internes et à des allégations de corruption au sein de l’instance dirigeante du football malien.
Le gouvernement veut s’assurer que les fonds alloués au football, notamment ceux provenant de la FIFA et d’autres partenaires, sont bien utilisés. De plus, cette initiative vise à répondre aux critiques sur la gouvernance de la Fémafoot et à restaurer la transparence dans la gestion du football national.
Cependant, la Fémafoot considère cet audit comme une ingérence politique et craint que cela ne mène à des sanctions de la FIFA, qui interdit toute intervention gouvernementale dans les affaires des fédérations nationales.