Plus de quinze présidents de fédérations sportives olympiques ivoiriennes ont animé une conférence de presse, mercredi 11 mars, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « graves dysfonctionnements » au sein du Comité National Olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV).
Réunis sous l’appellation « Groupe de Solidarité », ces responsables affirment vouloir alerter l’opinion publique et les autorités sportives sur une situation qui, selon eux, pourrait freiner le développement du sport en Côte d’Ivoire. D’après le collectif, le CNO-CIV serait devenu une structure « opaque et fermée », éloignée des préoccupations de plusieurs fédérations et source de tensions au sein du mouvement sportif national.
Face à la presse sportive, les membres du groupe ont soulevé plusieurs préoccupations. Parmi celles-ci figure l’organisation de l’Assemblée générale ordinaire de décembre 2025, qui se serait tenue, selon eux, dans un climat d’exclusion. Ils évoquent notamment des interrogations sur la validité du quorum, un manque de transparence dans la répartition des ressources entre les fédérations, ainsi que des critères jugés flous pour l’attribution des bourses olympiques destinées à la préparation des athlètes pour les Jeux olympiques d’été de 2028.
Le collectif pointe également le non-respect de certaines dispositions statutaires, notamment le retard dans la transmission de documents essentiels comme les rapports moral et financier.
Interrogé lors de cette conférence de presse, le porte-parole du groupe, Ballo Tiémoko, par ailleurs président de la Fédération ivoirienne de tennis de table, a tenu à préciser que leur démarche ne s’inscrivait pas dans une logique de rupture avec l’institution.
« Il n’y a pas de fédération écartée. On ne peut pas non plus parler de dissidence. Nous sommes un groupe de travail, un groupe de solidarité qui œuvre à créer un environnement favorable pour le mouvement sportif ivoirien », a-t-il expliqué.
En attendant une réaction officielle du Comité National Olympique de Côte d’Ivoire, le Groupe de Solidarité affirme vouloir favoriser un retour à l’ordre statutaire, la transparence dans la gestion des comptes et la sincérité du processus électoral prévu pour avril prochain.