L’aventure d’Habib Beye à la tête du Stade Rennais a officiellement pris fin. Le club breton a annoncé la rupture de son contrat ainsi que ceux de ses adjoints, au terme d’une période marquée par des résultats insuffisants et une dynamique sportive alarmante. La défaite concédée sur la pelouse de Lens (3-1), malgré un avantage à la pause, a agi comme l’élément déclencheur d’une décision devenue inévitable pour la direction.
En attendant la nomination d’un nouvel entraîneur, l’encadrement des séances d’entraînement a été confié à un trio intérimaire composé de Sébastien Tambouret, Pierre-Alexandre Lelièvre et Maxime Le Marchand.
Arrivé avec l’ambition de relancer un projet en perte de repères, Habib Beye n’est jamais parvenu à enrayer la mauvaise dynamique. Rennes traverse une série noire inquiétante, avec dix buts encaissés lors des trois dernières rencontres. À cela s’ajoute une élimination en Coupe de France face à l’Olympique de Marseille, vécue en interne comme un revers symbolique fort. Fragilité défensive, manque de réaction collective et difficulté à renverser les situations ont progressivement mis en lumière les limites du groupe et de son encadrement.
En parallèle, le climat s’est détérioré en coulisses. Certaines décisions fortes, notamment la mise à l’écart disciplinaire de Brice Samba, ont suscité des débats et nourri les tensions au sein du vestiaire. Si des joueurs comme Valentin Rongier ont publiquement appelé à l’unité et au respect des choix du staff, ces prises de position ont surtout révélé un malaise profond entre l’effectif et l’encadrement technique.
Au final, l’accumulation de contre-performances, les tensions internes et l’absence de progrès tangibles ont convaincu les dirigeants rennais de trancher. Habib Beye devient ainsi le quatrième entraîneur à quitter le Stade Rennais en l’espace de deux ans, illustrant l’instabilité persistante du club et l’urgence d’un nouveau cap sportif.