À quelques heures de leur deuxième match dans le Canadian Shield, les Éléphants de Côte d’Ivoire sont sous pression. Après une entame de tournoi poussive, ponctuée par un nul décevant face à la Nouvelle-Zélande, le sélectionneur Emerse Faé s’est exprimé en conférence de presse. Et le ton était lucide.
« On a identifié des dysfonctionnements dans la vie du groupe. Il n’y a pas de coupables désignés, mais on doit corriger ça immédiatement », a-t-il déclaré, posant un diagnostic clair sur les carences du moment.
Le technicien ivoirien n’a pas fui ses responsabilités. Face à des observateurs perplexes et des supporters frustrés, il a reconnu un relâchement mental post-CAN, où les champions d’Afrique semblaient avoir perdu le feu sacré qui les avait portés en janvier dernier.
« On s’est un peu relâché, c’est vrai. Et Dieu nous montre que dès qu’on baisse la garde, on devient vulnérables. Ce n’est pas l’image qu’on veut renvoyer. »
Un électrochoc nécessaire
L’objectif est clair : retrouver l’unité et l’agressivité collective. Faé espère que la pression ressentie, notamment au stade Félix Houphouët-Boigny lors des derniers rassemblements, serve de catalyseur.
« La pression, on l’accepte. Elle doit nous aider à nous reconcentrer, à revenir à ce qui a fait notre force. »
Un discours mobilisateur à la veille d’un test crucial face au Canada, pays hôte du tournoi et co-organisateur du Mondial 2026. Pour Faé, ce Canadian Shield est bien plus qu’un simple tournoi amical : c’est un laboratoire tactique et mental pour préparer la plus grande scène du football mondial.
Faé exige une réaction face au Canada
Après une entrée en lice manquée contre la Nouvelle-Zélande (1-1), les Éléphants de Côte d’Ivoire n’ont plus le droit à l’erreur dans ce tournoi Canadian Shield. Le sélectionneur Emerse Faé ne s’en cache pas : le choc contre le Canada ce lundi doit marquer un sursaut collectif, tant dans l’engagement que dans le niveau de jeu.
« Face au Canada, il va falloir hausser notre niveau, clairement. On ne peut pas se contenter de ce qu’on a produit au premier match. Il faut montrer une équipe qui veut gagner, qui impose son rythme. »
Un adversaire sérieux, un test grandeur nature
Le Canada, co-organisateur du prochain Mondial, s’annonce comme un adversaire athlétique, discipliné et en pleine montée en puissance. Pour Faé, ce type de confrontation est idéal pour jauger la maturité de son groupe.
« Ce sont ces matchs-là qui nous montrent si on est prêts à assumer notre statut de champions d’Afrique. Le talent, on l’a. Maintenant, il faut de la constance, de la rigueur, de la personnalité. »
Le staff technique prépare quelques changements dans le onze de départ, avec des ajustements tactiques destinés à redynamiser l’attaque et à retrouver un meilleur équilibre défensif. La performance moyenne de certains cadres contre la Nouvelle-Zélande a été notée, et Faé n’exclut pas de bousculer la hiérarchie.
« Ce tournoi, c’est une répétition générale. Ceux qui veulent aller à la Coupe du monde devront le montrer maintenant. »
Au-delà du score, c’est l’attitude qui sera scrutée. La Côte d’Ivoire a l’occasion de relancer une dynamique et de rassurer avant la suite du tournoi, qui inclura une dernière opposition contre l’Ukraine.