Le tirage au sort de la CAN féminine 2026, effectué ce jeudi à Rabat, a livré son verdict. Et il n’a pas épargné le pays hôte. Le Maroc, l’Algérie et le Sénégal ont hérité d’un groupe A relevé, déjà qualifié de groupe de la mort, tandis que la Côte d’Ivoire s’en sort plutôt bien dans une poule plus abordable.
Dans le détail, le groupe A promet des chocs dès la phase de poules. Le Maroc, finaliste de la dernière édition et porté par son public, devra se mesurer à une solide sélection algérienne et à un Sénégal ambitieux, habitué aux joutes physiques et intenses. Le Kenya complète cette poule explosive, avec le rôle potentiel d’arbitre.
Le groupe B apparaît plus clément. Championne d’Afrique en titre, l’Afrique du Sud part favorite face à la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et à la Tanzanie. Une configuration qui pourrait permettre aux Ivoiriennes de nourrir de réelles ambitions de qualification.
Enfin, le groupe D s’annonce particulièrement équilibré avec le Ghana, le Cameroun, le Mali et le Cap-Vert, quatre sélections aux profils différents mais aux ambitions similaires, où chaque point comptera.
Au-delà du sacre continental, la CAN féminine 2026 revêt un enjeu capital pour les sélections africaines : la qualification pour la Coupe du monde féminine. Organisée au Maroc, la compétition servira de tournoi qualificatif majeur, transformant chaque match en rendez-vous décisif.
Les meilleures équipes du tournoi décrocheront leur billet direct pour le Mondial, tandis que d’autres devront passer par des barrages intercontinentaux pour espérer rejoindre la scène mondiale. Une pression supplémentaire qui explique l’intensité attendue dès la phase de groupes, notamment dans des poules très relevées comme celle réunissant le Maroc, l’Algérie et le Sénégal.
Dans ce contexte, la CAN 2026 ne se résume plus à une bataille pour le titre africain : elle constitue une porte d’entrée vers l’élite mondiale, où la moindre erreur pourrait coûter une qualification historique.