Au terme d’un scénario totalement fou, les Super Falcons du Nigeria ont signé l’un des plus grands retournements de l’histoire de la CAN féminine pour s’offrir une 10ᵉ couronne continentale, samedi soir à Rabat, en renversant le pays hôte, le Maroc, 3-2.
Dos au mur à la mi-temps, menées 2-0 par des Lionnes de l’Atlas euphoriques, les Nigérianes ont démontré pourquoi elles sont les reines incontestées du football africain. Une leçon de caractère, de sang-froid, et de talent pur.
Portées par un stade olympique en fusion, les Marocaines ont d’abord cru écrire une page d’histoire. Ghizlane Chebbak, impériale, lançait les siennes dès la 12ᵉ minute, suivie de Sanaa Mssoudy (24ᵉ). À 2-0, le rêve d’un premier titre continental pour le Maroc semblait en marche. La machine nigériane, elle, semblait rouillée.
Mais c’était mal connaître les Super Falcons.
Un second acte supersonique
Au retour des vestiaires, les championnes d’Afrique sortantes ont sorti les griffes. À la 64ᵉ minute, Esther Okoronkwo transforme un penalty accordé après intervention du VAR. Puis, dans la foulée, Folashade Ijamilusi égalise d’un missile sous la barre (71ᵉ). En quelques minutes, le Maroc vacille.
Le coup de grâce tombe à la 88ᵉ minute : Jennifer Echegini, entrée en jeu, libère tout un peuple d’une frappe croisée imparable. 3-2. Silence de cathédrale à Rabat. Explosion de joie côté nigérian.
Un 10ᵉ sacre pour l’éternité
Avec ce dixième titre continental, le Nigeria réaffirme son hégémonie sur le continent, malgré l’émergence de nations comme l’Afrique du Sud ou le Maroc. Un succès construit sur l’expérience, la résilience et le mental de guerrières.
Le Maroc, lui, n’a pas démérité. Bien au contraire. Cette équipe jeune et audacieuse a fait vibrer tout un pays, et sa progression fulgurante promet un avenir brillant.
Mais ce soir-là, l’Afrique s’est encore inclinée devant ses reines.