À une semaine du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, que le Maroc accueille du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, le sélectionneur national Walid Regragui a levé le voile sur une liste élargie de 28 joueurs. Une sélection mêlant expérience, continuité et sang neuf, avec l’ambition clairement affichée : ramener le trophée à domicile.
Dans les cages, Regragui fait confiance à son trio habituel, emmené par l’indéboulonnable Yassine Bounou, soutenu par Mehdi El Harrar et Munir. La défense s’appuie sur des valeurs sûres : Hakimi, Mazraoui, Aguerd, Saïss ou encore El Yamiq, formant un bloc expérimenté pour encadrer les plus jeunes.
Le milieu de terrain confirme la volonté du coach de miser sur la créativité et la maîtrise. Les cadres Sofyan Amrabat, Azzedine Ounahi et Bilal El Khannouss seront accompagnés de profils en pleine ascension tels que Saibari, El Aynaoui ou Targhalline, offrant une variété tactique appréciable.
Une attaque riche, entre explosivité et talent pur
Devant, le Maroc pourra compter sur un trio offensif séduisant : En-Nesyri, El Kaabi et Rahimi, tous en réussite ces derniers mois. Ils seront épaulés par les créatifs Brahim Díaz, Ezzalzouli, Akhomach ou encore Ben Seghir, symbole de la nouvelle génération ambitieuse.
Walid Regragui a opté pour une sélection élargie à 28 joueurs, marquée par un savant équilibre entre cadres confirmés et jeunes talents en pleine ascension. Une liste dense, compétitive et cohérente, où l’on retrouve logiquement Achraf Hakimi, pilier du groupe et symbole de la régularité au plus haut niveau.
La surprise vient davantage de l’absence de Hamza Igamane parmi les 28 élus. L’attaquant, pourtant en progression constante, figure seulement sur la liste des réservistes, preuve de la forte concurrence qui règne en attaque. Regragui a privilégié des profils plus expérimentés et plus réguliers en club, misant sur un secteur offensif déjà bien fourni.
Walid Regragui n’a pas tremblé. Pour la CAN 2025, le sélectionneur national a tranché dans le vif en dévoilant une liste élargie mais impitoyable, où certains noms majeurs brillent… par leur absence. Hakim Ziyech, longtemps considéré comme l’un des leaders techniques des Lions de l’Atlas, n’y figure pas. Même constat pour Sofiane Boufal, pourtant habitué aux rendez-vous continentaux, et pour Amine Diop, qui espérait profiter de sa bonne forme pour s’inviter dans la compétition.
Ces exclusions, symboles d’un nouveau cycle et d’une exigence accrue, confirment que Regragui veut bâtir une équipe en pleine possession de ses moyens, plus dynamique, plus régulière, et capable de répondre sur le terrain à l’ambition d’un tournoi joué à domicile.
Avec une liste déjà XXL, riche en talents et en concurrence, le message est clair : aucune place n’est garantie, seul le mérite du moment compte. Regragui assume pleinement ses choix forts — et prend le risque calculé de tourner la page de certains cadres historiques pour propulser une nouvelle génération vers le sacre.
Une CAN à domicile sous pression
Jamais les Lions de l’Atlas n’avaient abordé une Coupe d’Afrique avec un tel poids sur les épaules. Organiser la CAN 2025 à domicile place le Maroc face à une équation simple mais implacable : gagner, et rien d’autre. L’attente populaire est immense, les infrastructures flambant neuves, et la génération actuelle — l’une des plus talentueuses de l’histoire — arrive au rendez-vous avec le statut d’outsider ambitieux… mais scrutée à la loupe.
Pour Walid Regragui et ses hommes, chaque choix, chaque blessure, chaque minute disputée aura une résonance nationale. Jouer à la maison, c’est bénéficier d’un souffle exceptionnel, mais c’est aussi évoluer sous une loupe grossissante, sans droit à l’erreur. Le public veut vibrer, mais surtout voir son équipe aller au bout d’une compétition qu’elle n’a plus remportée depuis 1976.
Entre l’exigence populaire, le prestige du tournoi et la volonté de marquer l’histoire, le Maroc s’avance vers une CAN électrique, où la pression est maximale… et où le moindre faux pas pourrait faire basculer tout un pays.
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