La crise ouverte par la finale polémique de la Coupe d’Afrique des nations 2025 continue d’ébranler la Confédération africaine de football (CAF). Quelques jours après le renvoi du président de la commission des arbitres, un autre dignitaire de l’instance continentale aurait été démis de ses fonctions.
Selon des informations rapportées par la presse marocaine, Yacine Othman Robleh, président de l’organe judiciaire de la CAF depuis six ans, aurait été licencié par le secrétaire général Véron Mosengo-Omba. Son départ interviendrait dans un contexte de fortes tensions internes liées aux sanctions prises après la finale disputée le 18 janvier à Rabat.
Au cœur de la controverse : les mesures disciplinaires infligées au Sénégal, après des incidents ayant entraîné une interruption temporaire du match face au Maroc, ainsi que des débordements en tribunes.
Pour de nombreux observateurs, les sanctions prononcées n’auraient pas été à la hauteur de la gravité des faits reprochés aux Lions de la Téranga. Certains scénarios alarmistes évoquaient même un retrait du titre continental, voire une exclusion de la Coupe du monde 2026.
Une série noire à la CAF
Avant Yacine Othman Robleh, c’est Olivier Safari Kabeni, président de la commission des arbitres, qui avait été limogé. Deux départs majeurs qui illustrent l’onde de choc provoquée par cette finale explosive.
En attendant une communication officielle de la CAF, l’intérim à la tête de l’organe judiciaire devrait être assuré par le directeur des affaires juridiques, le Togolais Cédric Igai. Parmi les dossiers brûlants à traiter figurent également les enquêtes liées à la rencontre de Ligue des champions entre Al Ahly SC et AS FAR.
La gouvernance de la CAF traverse ainsi une nouvelle zone de turbulences, à quelques mois d’échéances majeures pour le football africain.