Coup de tonnerre dans le monde de l’arbitrage marocain. Non sélectionnée pour officier lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, l’arbitre internationale Bouchra Karboubi a annoncé sa retraite immédiate, accompagnée d’une lettre au ton particulièrement sévère à l’encontre de la Direction nationale de l’arbitrage.
Selon les informations relayées par plusieurs médias, Karboubi aurait pris sa décision quelques heures seulement après la publication de la liste des arbitres retenus pour la CAN. Absente de la sélection, celle qui était considérée comme l’une des figures montantes de l’arbitrage féminin africain affirme avoir été victime de comportements qu’elle juge « injustes » au sein de la commission d’arbitrage.
Dans sa lettre adressée au président de la Fédération royale marocaine de football, l’arbitre dénonce des « pratiques » internes qui auraient, selon elle, « perturbé sa trajectoire professionnelle » et « terni ses réalisations ». Après plus de deux décennies de carrière, Karboubi dit avoir été poussée vers la sortie par ce qu’elle estime être un manque de reconnaissance et d’équité.
Ce départ met en lumière un malaise déjà évoqué par certains observateurs concernant la gestion de l’arbitrage au Maroc. La retraite précipitée de Karboubi, l’une des rares femmes arbitres de haut niveau sur le continent, soulève de nouvelles interrogations quant à la transparence des critères de sélection et aux conditions de travail des officiels.
Alors que la CAN 2025 approche, l’affaire fait grand bruit dans le paysage sportif national et pose une question délicate : la fédération saura-t-elle répondre à ces accusations et restaurer la confiance dans ses instances arbitrales ?