La décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) de retirer le titre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Sénégal pour l’attribuer au Maroc continue de secouer le football africain. Et désormais, l’inquiétude gagne même les hautes sphères des instances dirigeantes.
Samuel Eto’o tire la sonnette d’alarme
Parmi les réactions les plus fortes, celle de Samuel Eto’o ne passe pas inaperçue. Le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) aurait échangé avec plusieurs dirigeants africains, exprimant ses doutes face à la situation actuelle.
Dans des propos rapportés, l’ancien attaquant s’interroge : comment restaurer la confiance des supporters africains envers leur CAF ? Comment préserver la légitimité de l’institution sans l’affaiblir davantage ? Des questions qui traduisent une inquiétude profonde au sommet du football africain.
Une crédibilité fragilisée
Depuis l’annonce de cette décision controversée, l’incompréhension domine à travers le continent. Revenir sur le résultat d’une finale plusieurs semaines après son issue constitue un précédent rare, qui alimente critiques et suspicions.
Même le président de la CAF, Patrice Motsepe, a reconnu l’ampleur du malaise. Mais pour beaucoup d’observateurs, le mal est déjà fait : la confiance envers l’instance est sérieusement ébranlée.
Une parole qui pèse
Lorsque Samuel Eto’o s’exprime, ce n’est pas seulement un dirigeant qui parle, mais une légende du football africain. Son statut donne un écho particulier à ses interrogations, et reflète un sentiment partagé bien au-delà des cercles dirigeants.
Samuel Eto’o: « Comment restaurer la confiance des supporters africains envers leur CAF ? » C’est la question forte posée par Samuel Eto’o après la décision d’attribuer la CAN au Maroc.
Une sortie de crise incertaine
Au fond, la question posée par Samuel Eto’o dépasse le cas de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Elle touche à l’avenir même du football africain : comment rétablir la confiance sans compromettre la stabilité des institutions ?
Car aujourd’hui, plus qu’un simple litige sportif, c’est une véritable crise de crédibilité que traverse la Confédération Africaine de Football. Et sa gestion déterminera, sans doute, le visage du football africain pour les années à venir.