Après la défaite du Cameroun face au Maroc (0-2) en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, une séquence a enflammé les débats : un contact de Bryan Mbeumo dans la surface marocaine qui n’a pas été sanctionné d’un penalty, et la VAR n’a pas été consultée pour revoir l’action.
Sur le terrain du Prince Moulay Abdellah à Rabat, alors que les Lions Indomptables tentaient de revenir au score, Mbeumo s’est projeté dans la surface sous la pression du défenseur marocain Adam Masina. L’arbitre mauritanien Dahane Beida a jugé que l’incident ne méritait pas de penalty, et malgré l’outil vidéo disponible, la VAR n’a pas été sollicitée pour valider ou infirmer la décision.
Interrogé après le match, l’attaquant de Manchester United n’a pas caché sa frustration. Il a estimé que le contact était « très flagrant » et aurait justifié un penalty, tout en reconnaissant qu’il ne s’attendait pas à un traitement de faveur face au pays hôte.
« Pendant le match déjà, j’ai senti qu’il m’avait touché. Après le match, on m’a remonté les images et c’est très flagrant… mais on savait aussi à quoi s’attendre », a-t-il déclaré, appelant à relativiser cette décision dans le contexte global de la rencontre.
Mbeumo a aussi été lucide sur la prestation camerounaise : malgré une deuxième période plus ambitieuse, le manque d’occasions et d’efficacité offensive n’a pas permis aux Lions Indomptables de concrétiser leurs temps forts, au-delà de ce fait de jeu litigieux.
Du côté des supporters et des observateurs, la non-intervention de la VAR a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où beaucoup ont dénoncé une incohérence d’arbitrage et une occasion manquée de revoir cette action clé.
Dans une compétition où chaque décision peut faire basculer un destin, cette polémique sur un pénalty non sifflé reste l’une des images fortes d’un match riche en intensité mais décevant pour le Cameroun qui quitte la CAN sans avoir pu jouer sa partition jusqu’au bout.
l’arbitre déjà au cœur des débats avant le coup d’envoi
Bien avant le premier coup de sifflet du quart de finale entre le Cameroun et le Maroc, l’arbitrage s’était déjà invité dans les discussions. Sur les réseaux sociaux comme dans certains médias africains, la désignation de l’arbitre de la rencontre avait suscité méfiance, interrogations et polémiques, dans un contexte déjà électrique.
Une désignation scrutée de près
À l’approche de ce choc très attendu, la CAF avait officialisé l’équipe arbitrale chargée de diriger la rencontre. Un choix loin de faire l’unanimité. Du côté camerounais, supporters et observateurs ont rapidement exprimé leurs craintes, estimant que le contexte du match face au pays hôte exigeait une neutralité irréprochable et des décisions fermes.
Sur les plateformes sociales, certains rappelaient des précédents controversés impliquant l’arbitre désigné ou, plus largement, des décisions arbitrales jugées favorables aux équipes hôtes dans l’histoire récente de la CAN. Sans preuve formelle, mais avec beaucoup de suspicion.
La pression du “pays organisateur”
Arbitrer un match impliquant le pays hôte n’est jamais anodin. L’ambiance du stade, la pression populaire et l’enjeu sportif font de ce type de rencontre un véritable test pour le corps arbitral. Avant même le match, plusieurs anciens joueurs et consultants africains appelaient à une utilisation rigoureuse de la VAR afin d’éviter toute polémique.
Un appel qui résonnera encore plus fort après la rencontre.
Des craintes confirmées pour certains
À l’issue du match, marqué notamment par un penalty réclamé par Bryan Mbeumo mais non sifflé, beaucoup ont estimé que les inquiétudes exprimées avant la rencontre n’étaient pas infondées. L’absence de recours à la VAR sur cette action a ravivé les critiques, donnant l’impression que l’arbitrage était déjà sous tension… et qu’il n’a jamais réussi à s’en extraire.
Plus qu’un simple fait de jeu, cette controverse remet sur la table un débat récurrent :
la transparence de l’arbitrage en Coupe d’Afrique des Nations,
la cohérence dans l’utilisation de la VAR,
et la capacité des arbitres à résister à la pression des grands rendez-vous.
Pour le Cameroun, l’élimination laisse un goût amer. Pour la CAF, ces débats persistants rappellent que, avant même le football, la crédibilité de l’arbitrage reste un enjeu majeur dans les grandes compétitions africaines.