Comoros Team Picture during the 2025 Africa Cup of Nations Qualifiers match between Tunisia and Comoros at Hammadi Agrebi Stadium in Rades, Tunisia on 11 October 2024 ©Mehrez Toujani/BackpagePix
Les Comores débarquent à la CAN 2025 avec un statut clair : celui de petit poucet. Mais attention, derrière ce surnom se cache une équipe capable de créer la surprise.
Qualifiés avec panache lors des éliminatoires, les « Cœlacanthes » ont prouvé qu’ils savaient battre des adversaires plus expérimentés. La victoire 1‑0 sur la Tunisie à l’extérieur reste dans toutes les mémoires, et celle contre Madagascar a scellé leur ticket historique.
Un collectif soudé, une arme redoutable
Sous la direction de Stefano Cusin, Comores mise sur la cohésion et l’expérience. Ali Ahamada, le gardien et capitaine, incarne la stabilité d’une équipe qui a appris à défendre farouchement et à exploiter les moindres opportunités offensives. Le collectif prime sur l’individualité, un atout face aux géants du groupe A : Maroc, Mali et Zambie.
Les défis sont immenses
Le groupe est redoutable. Le Maroc, pays hôte, viendra avec la pression et le soutien du public ; Mali et Zambie possèdent des effectifs aguerris et physiques. Pour espérer se qualifier pour les huitièmes de finale, les Cœlacanthes devront exploiter chaque contre-attaque, rester impeccables défensivement et montrer une résistance mentale à toute épreuve.
Outsider, mais pas sans ambition
Être outsider ne signifie pas se contenter de participer. Comores a déjà montré qu’elle pouvait déjouer les pronostics. Leur rôle : surprendre, défier, et peut-être rééditer l’exploit de la CAN 2021 où ils ont atteint les 8ᵉs de finale. Les Cœlacanthes restent un petit poisson dans l’océan du football africain, mais un poisson capable de mordre là où on ne l’attend pas. Le groupe A pourrait bien réserver quelques frissons grâce à eux.
La force des Coelacanthes
Petit pays, grande ambition. Les Comores se présentent à la CAN 2025 avec un collectif soudé, prêt à défier les géants africains. Mais derrière cette cohésion se cachent des limites qu’il faudra gérer pour espérer créer la surprise.
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Une défense solide et organisée : Les Cœlacanthes savent fermer le jeu, bloquer les espaces et exploiter les contres.
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L’expérience de quelques cadres : Ali Ahamada, capitaine et gardien, impose sérénité et leadership. Ses coéquipiers, souvent formés en Europe ou en Afrique du Nord, savent tenir la pression.
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Une équipe soudée et motivée : Chaque match est vécu comme un événement historique. La combativité et l’unité font souvent la différence face aux nations plus fortes.
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Le goût de la surprise : Déjà capables de battre la Tunisie ou Madagascar, les Comores ont prouvé qu’ils pouvaient déjouer les pronostics.
Leurs fragilités
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Manque de profondeur de banc : Les cadres portent l’équipe, mais les remplaçants offrent moins de garanties.
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Offensive limitée : Trouver le chemin des filets reste un défi contre des défenses organisées.
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Pression face aux grandes équipes : Peu d’expérience contre les ténors africains. Un stade hostile ou un pays hôte peut peser lourd.
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Physique et endurance : La différence athlétique pourrait se faire sentir face à des équipes plus rapides et plus robustes.
Gestion du stress sur la durée : Les longues compétitions peuvent générer des erreurs fatales.
Les Cœlacanthes sont des outsiders dangereux. Leur force réside dans la discipline, la solidarité et l’esprit de combat. Leur faiblesse ? Un collectif limité dans sa profondeur et sa puissance offensive. À la CAN 2025, chaque match sera un test : surprendre ou sombrer.