Le président de Victoria United FC, Valentine Nkwain, est au cœur d’une controverse suite à des accusations d’enlèvement et de torture portées par la famille du gardien de but de l’équipe, Eric Parfait Djomeni. Selon une plainte déposée le 25 février 2025 par le cabinet Djemeni Yannick & Partners, Nkwain aurait retenu et maltraité Djomeni pendant quatre jours, l’accusant de paris illégaux ayant conduit à deux défaites consécutives de l’équipe .
En réponse à ces allégations, Victoria United a publié une vidéo dans laquelle Djomeni affirme être en bonne santé et dément les rumeurs. Le capitaine de l’équipe y décrit également une ambiance sereine au sein du club .
Ce n’est pas la première fois que Nkwain est impliqué dans des incidents controversés. En janvier 2025, il a confronté les officiels après un match nul 1-1 contre Dynamo Douala, exprimant son mécontentement quant à l’arbitrage . De plus, en 2023, il a interrompu un match en envahissant le terrain pour protester contre des décisions arbitrales .
Malgré ces incidents répétés, la Fédération Camerounaise de Football n’a pas encore pris de mesures disciplinaires à l’encontre de Nkwain.
Un silence de la FECAFOOT dans l’affaire Valentine Nkwain
La Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) a récemment pris des mesures disciplinaires à l’encontre de Valentine Nkwain, président du Victoria United Football Club, suite à des incidents survenus lors d’un match contre la Dynamo de Douala. La commission d’homologation et de discipline de la FECAFOOT a infligé à M. Nkwain une amende de dix millions de FCFA et une suspension pour le reste du championnat, en raison de son comportement inacceptable envers les arbitres après le match.
Par ailleurs, M. Nkwain est accusé d’avoir séquestré et maltraité trois de ses joueurs, les soupçonnant de truquer des matchs et de parier sur les rencontres de leur propre équipe. Selon plusieurs témoignages, les joueurs auraient été retenus contre leur gré et soumis à des violences physiques.
Un cabinet d’avocats a déposé une plainte contre M. Nkwain pour « arrestation, séquestration et torture », conformément aux articles 74, 291 et 277-3 du code pénal camerounais.
Malgré ces accusations graves, la FECAFOOT n’a pas encore réagi publiquement à cette affaire de séquestration et de torture présumées. Ce silence suscite des interrogations, d’autant plus que M. Nkwain est réputé pour ses comportements controversés et sa proximité avec le président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o.
Il est important de noter que, par le passé, la CAF (Confédération Africaine de Football) avait enquêté sur des allégations de manipulation de matchs impliquant M. Nkwain et M. Eto’o, mais avait conclu qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour les incriminer.
La communauté footballistique camerounaise attend désormais une prise de position claire de la FECAFOOT concernant ces allégations de séquestration et de torture, afin de préserver l’intégrité du sport et la protection des joueurs.
Pour l’heure, les avocats du jeune gardien ont saisi la justice, et le SYNAFOC (Syndicat des footballeurs camerounais) a fermement condamné les violences dont auraient été victimes les joueurs de Victoria United. Mais du côté des instances dirigeantes du football camerounais, aucune prise de position claire. Jusqu’à quand ?