L’ancien sélectionneur des Lions Indomptables, Rigobert Song, n’a pas dit son dernier mot. Un an après son départ du banc camerounais, l’ex-capitaine emblématique laisse désormais entendre qu’il serait ouvert à un retour à la tête de la sélection nationale. Une déclaration qui intervient dans un contexte de forte instabilité au sein de l’équipe fanion.
Un appel du pied assumé
Interrogé récemment sur ses ambitions, Rigobert Song a surpris par la franchise de ses propos : « Je suis un patriote. Si mon pays a besoin de moi, je serai toujours disponible », a-t-il confié. Une prise de position ferme, presque un message lancé à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), alors que le poste de sélectionneur semble à nouveau vaciller.
Depuis son remplacement en 2024, l’équipe nationale a connu une succession de secousses. Le passage de Marc Brys a été marqué par des tensions avec la fédération, jusqu’à son éviction récente. À quelques jours de la CAN au Maroc, la question du leadership technique redevient centrale.
Dans ce brouhaha, la figure de Song, ancien patron du vestiaire et acteur majeur des campagnes africaines des Lions, refait surface avec insistance.
Un retour… mais à quelles conditions ?
Bien que disposé à revenir, Rigobert Song doit aussi composer avec son actualité personnelle. Désigné à la tête d’une autre sélection africaine récemment, son avenir immédiat reste flou, entre engagements extérieurs et appel du pays natal.
Pour la Fecafoot, l’équation n’est pas simple :
– faut-il rappeler celui qui connaît mieux que quiconque les arcanes de la sélection ?
– ou tourner définitivement la page d’un cycle jugé insuffisant sur le plan sportif ?
Dans les coulisses, les avis restent partagés. Les partisans d’un retour y voient une garantie de stabilité et d’expérience. Les sceptiques rappellent ses difficultés lors de la dernière CAN et appellent à un renouveau technique.
Une chose est sûre : Rigobert Song n’a jamais cessé d’incarner une part de l’âme des Lions Indomptables. Et son envie affichée de revenir pourrait bien rebattre les cartes dans un environnement où rien n’est encore décidé.