Depuis avril 2024, des tensions notables opposent Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), et Marc Brys, sélectionneur belge de l’équipe nationale du Cameroun. Ces différends concernent principalement la nomination de Brys, la composition du staff technique et des divergences sur la gestion de l’équipe.
En avril 2024, Marc Brys est nommé sélectionneur par le ministère camerounais des Sports, une décision contestée par la Fecafoot, qui estime que cette prérogative lui revient. Malgré cette opposition, Brys signe son contrat et propose une collaboration avec Eto’o pour apaiser les tensions. Cependant, la Fecafoot refuse d’entériner cette nomination et envisage de recruter un autre sélectionneur.
Fin mai 2024, une altercation éclate au siège de la Fecafoot entre Samuel Eto’o et Marc Brys, en présence de Cyrille Tollo, conseiller technique au ministère des Sports. Cette confrontation, largement médiatisée, conduit au limogeage de Brys par la Fecafoot. Cependant, le lendemain, Eto’o présente publiquement ses excuses et réintègre Brys à son poste, à condition qu’il collabore avec le staff nommé par la fédération.
En août 2024, Marc Brys exprime publiquement ses critiques envers Samuel Eto’o, l’accusant de déstabiliser le staff technique et d’adopter une attitude hostile. Il remet également en question les compétences d’Eto’o en tant que dirigeant de la Fecafoot.
En octobre 2024, la FIFA suspend Samuel Eto’o pour six mois, l’empêchant d’assister aux matchs des sélections nationales du Cameroun. Cette sanction fait suite à des violations des normes de comportement lors de la Coupe du Monde Féminine U20.
En janvier 2025, Marc Brys déclare ne pas craindre Samuel Eto’o, affirmant que le président de la Fecafoot entrave son travail et limite la collaboration avec son assistant.
Ces événements illustrent les tensions persistantes entre Samuel Eto’o et Marc Brys, reflétant des divergences profondes quant à la gestion de l’équipe nationale camerounaise.