Coup de tonnerre à Yaoundé. Alors que les Lions Indomptables s’enfoncent dans l’instabilité, Marc Brys aurait présenté sa démission. Un épilogue attendu d’une cohabitation impossible entre le sélectionneur belge et la Fédération camerounaise de football. Décryptage d’un fiasco annoncé.
Une alliance forcée, un clash inévitable
Nommé en avril dernier par le ministère des Sports, Marc Brys n’a jamais été le choix de la Fédération camerounaise (FECAFOOT). Samuel Eto’o, président de l’instance, a toujours vu d’un mauvais œil cette décision unilatérale. Résultat : un climat délétère dès le départ. Aucune synergie, aucune communication. Le coach flamand évolue en terrain miné.
La rupture consommée en coulisses
Le point de non-retour est atteint début juillet, lors d’une réunion explosive au siège de la FECAFOOT. Selon des sources internes, les échanges dégénèrent rapidement. Brys dénonce un sabotage en règle : absence de staff, manque de moyens, obstruction constante. Le technicien quitte la séance furieux, convaincu qu’il ne peut plus travailler dans ces conditions.
Dans son entourage, le mot « démission » circule dès le lendemain. Une lettre aurait été transmise discrètement au ministère, mais sans communication officielle. À Yaoundé, c’est l’omerta.
Alors que la CAN 2025 approche à grands pas, les Lions sont sans capitaine. Brys, silencieux depuis deux semaines, n’a convoqué aucun joueur, ni planifié de stage. Les joueurs sont livrés à eux-mêmes, la FECAFOOT aux abonnés absents.
Ce vide technique inquiète jusque dans les vestiaires : plusieurs cadres s’interrogent sur l’avenir de la sélection. « On ne sait plus qui commande », confie un membre de l’encadrement, sous couvert d’anonymat.
La FECAFOOT en embuscade ?
Si la démission se confirme, la Fédération pourrait reprendre la main. Un technicien local proche du pouvoir fédéral est déjà pressenti. Ce scénario permettrait à Samuel Eto’o de retrouver le contrôle total de la sélection, à quelques mois de grands rendez-vous.
Mais à quel prix ? Une nouvelle crise, un nouveau coach parachuté, et une équipe nationale toujours en convalescence.
Conclusion : le Cameroun, champion du chaos
Ce nouvel épisode révèle une vérité accablante : le Cameroun ne souffre pas d’un manque de talents, mais d’un excès de conflits. Brys n’est qu’un pion tombé dans un jeu de pouvoir où le sport passe au second plan. Et les Lions Indomptables, eux, continuent de rugir dans le vide.