Depuis son élection à la présidence de la Confédération Africaine de Football (CAF) en mars 2021, Patrice Motsepe a entrepris plusieurs initiatives visant à rehausser le niveau du football africain.
Performances des équipes africaines : Sous son mandat, les équipes africaines ont montré des progrès notables sur la scène internationale. Lors de la Coupe du Monde 2022, des nations comme le Maroc, le Sénégal, le Cameroun, la Tunisie et le Ghana ont réalisé des performances remarquables. Motsepe a attribué ces succès à des investissements accrus dans le football scolaire, les académies de jeunes et les infrastructures.
Développement des compétitions continentales : Motsepe a supervisé le lancement de l’African Football League en octobre 2023, une compétition regroupant les meilleurs clubs du continent. Bien que cette initiative visait à renforcer la compétitivité des clubs africains, la ligue n’a connu qu’une seule édition, ne parvenant pas à susciter l’engouement escompté.
Gestion financière et gouvernance : Sous sa direction, la CAF a résolu un litige majeur avec son ancien partenaire marketing, Lagardère Sports, en versant un règlement de 50 millions de dollars. De plus, la Coupe d’Afrique des Nations 2024 en Côte d’Ivoire a généré un bénéfice de 72 millions de dollars, une augmentation significative par rapport aux 4 millions de dollars de l’édition 2021. Motsepe a également annoncé des projections de revenus de 150 millions de dollars pour l’exercice 2024-2025 et a exprimé l’ambition d’atteindre un milliard de dollars de revenus au cours des huit prochaines années.
Défis et critiques : Malgré ces avancées, la présidence de Motsepe n’a pas été exempte de critiques. Certains observateurs ont pointé du doigt une gestion jugée distante et une politisation accrue du football sous son mandat. Des allégations de mauvaise conduite au sein de l’administration de la CAF ont également émergé, notamment une enquête interne concernant le secrétaire général Véron Mosengo-Omba.
En conclusion, bien que Patrice Motsepe ait initié des réformes notables et enregistré des succès financiers, son mandat à la tête de la CAF a été marqué par des défis en matière de gouvernance et des critiques quant à son style de gestion.