YAOUNDE, CAMEROON - JANUARY 18: ACHRAF HAKIMI of Morocco during the Group C Africa Cup of Nations (CAN) 2021 match between Gabon and Morocco at Stade Ahmadou Ahidjo in Yaounde on January 18, 2022. (Photo by Visionhaus/Getty Images)
Et si le Ballon d’Or changeait de visage en 2025 ? Un défenseur, un Africain, un Marocain. C’est le pari d’Omar Chammakh, ancien international des Lions de l’Atlas, qui s’engage ouvertement pour Achraf Hakimi. Et il n’est pas le seul.
Un soutien de poids dans une course verrouillée
Dans une compétition dominée depuis des années par les attaquants, prendre fait et cause pour un latéral droit relève du coup de force. Mais Chammakh, comme Hervé Renard ou Walid Regragui avant lui, ne veut plus se taire. Il milite pour une révolution : « Hakimi mérite le Ballon d’Or. Il a tout gagné, il a été décisif tout au long de la saison. Il est temps que ce trophée récompense autre chose que les buteurs. »
Un soutien de plus dans une vague marocaine qui ne cesse d’enfler. Regragui, sélectionneur du Maroc, avait déjà mis les pieds dans le plat : « Il est top 3, et pas troisième. » Hervé Renard, lui, parle du « meilleur joueur du monde » cette saison. Rien que ça.
Des chiffres qui plaident pour lui
11 buts. 16 passes décisives. Un quadruplé avec le PSG : Ligue 1, Coupe de France, Trophée des Champions… et surtout la Ligue des Champions, où Hakimi a marqué en quart, demi et finale. Un fait rarissime pour un défenseur. Il a même ouvert le score en finale, comme pour affirmer sa candidature dans la plus grande des scènes.
Plus qu’un latéral, un moteur. Plus qu’un défenseur, un dynamiteur.
Un trophée trop longtemps fermé aux défenseurs africains
Depuis Cannavaro en 2006, aucun défenseur n’a touché au Ballon d’Or. Et jamais un joueur africain n’a remporté ce Graal, malgré les légendes que sont Weah, Drogba, Eto’o ou Yaya Touré. Hakimi, lui, coche toutes les cases : impact individuel, titres collectifs, constance au haut niveau. Il est peut-être le chaînon manquant entre performance et reconnaissance.
Mais la réalité est tenace. Face à lui, Ousmane Dembélé, stratosphérique avec le PSG, ou Lamine Yamal, révélation du Barça, avancent avec des arguments qui parlent fort aux jurés.
Le Maroc en campagne
Face à ce mur invisible, le Maroc fait front. Anciennes gloires, sélectionneurs, médias… tous unis pour pousser Hakimi vers l’histoire. Le message est clair : ne pas voter pour lui, c’est ignorer une saison exceptionnelle. Chammakh le sait, le dit, et espère faire pencher la balance.
Verdict en septembre. Avec ou sans justice pour les défenseurs.
Le 22 septembre prochain, le monde saura si l’histoire du football est prête à s’ouvrir à un autre récit. Celui d’un défenseur africain, flamboyant, constant, et symbolique. Achraf Hakimi n’a peut-être jamais été aussi proche de réécrire les codes d’un trophée trop prévisible.
Et Chammakh, dans l’ombre, pousse fort. Très fort.